Le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) a enregistré une croissance des projets européens l'an dernier. L'institution est persuadée qu'un nouvel accord entre la Suisse et l'UE va aboutir, sinon ce "sera la douche froide", note le directeur général.

Le CSEM est redevenu en 2018 coordinateur de projets stratégiques, notamment d'un sur les technologies quantiques. "La croissance se poursuit mais on est juste en train de ramer pour rattraper le niveau d'avant 2014", a déclaré à Keystone-ATS le directeur général Mario El-Khoury, en marge de l'assemblée générale qui se tient vendredi après-midi à Neuchâtel.

L'acceptation de l'initiative populaire contre l'immigration de masse en 2014 avait été une "douche froide et le CSEM avait été sorti de beaucoup de projets européens", a expliqué le directeur général.

Mario El-Khoury estime que la Suisse va finir par trouver un accord avec l'Union européenne. "S'il n'y a pas d'accord, la recherche sera fortement touchée et ce sera à nouveau la douche froide car beaucoup de millions de francs sont en jeu".

Concernant l'année 2018, le CSEM a subi une baisse des contributions fédérales qui a entraîné un léger recul des revenus totaux à 82,1 millions de francs. "Avec les contributions fédérales, c'est un mouvement d'oscillation. On a subi pour 2018 une coupe de 3% du budget de la recherche mais les subventions ont remonté pour l'année 2019", a ajouté le directeur.

L'an dernier, l'institution a vu ses revenus industriels augmenter de 8,2% à 27,3 millions de francs. Elle a accompagné près de 200 entreprises pour les aider à innover et passer le cap numérique. "Ce qui est réjouissant est que la part des PME augmente", a expliqué Mario El-Khoury. Le CSEM note que 38 brevets sont venus étoffer les 200 familles de brevets.

Femmes: rectrutement difficile

En ce jour de grève des femmes, le CSEM qui a été la première entreprise suisse certifiée "salaires égaux" en 2007 et qui a été la première du canton de Neuchâtel à ouvrir une crèche d'entreprise en 2003, déplore ne pas trouver suffisamment de talents féminins.

L'institution emploie en 2019 304 hommes pour 52 femmes dans la recherche et développement. La gent féminine ne représente que 15%, contre 9% en l'an 2000. "A ce rythme, si l'évolution est linéaire", la parité ne serait pas atteinte avant 2150, ajoute le directeur. Il estime que le problème est lié essentiellement au manque d'intérêt des filles pour les métiers techniques et scientifiques.

Au total, le CSEM employait à fin 2018 470 personnes, réparties entre Neuchâtel et quatre autres sites en Suisse alémanique.

Conformément à son statut d'entreprise à but non lucratif, le centre a dégagé un résultat proche de l'équilibre l'an dernier. Il s'est monté à 54,3 millions de francs. Au niveau des revenus, les contributions publiques se sont élevées à 37,3 millions de francs et les projets et prestations publiques et industrielles à 44,8 millions.

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