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CSEM: médecine personnalisée grâce aux capteurs

Le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) à Neuchâtel est actif depuis 20 ans dans le recherche et développement de capteurs à usage médical. A la clé, des objets qui simplifient la vie des diabétiques ou améliorent les performances des sportifs.

"Les capteurs peuvent prendre différentes formes", a déclaré mardi Jens Krauss, chef de la division Systems du CSEM à l'occasion du Business Day du centre à Neuchâtel. Ils peuvent se trouver par exemple aussi bien dans des bracelets de montre, des chaussures, que des lunettes ou des vêtements. Ils peuvent être mis sur la poitrine, sur l'ensemble du corps ou prendre la forme de petits ou grands patchs.

Grâce aux transferts de technologie développée à Neuchâtel, des sociétés ont pu éclore dans ce domaine. "Le CSEM ne conserve plus de participations dans les start-up qu'il crée. Il obtient un retour sur investissement, grâce aux accords de licences", a précisé Jens Krauss.

Trois nouvelles pousses volent de leurs propres ailes dans le domaine de la personnalisation de la santé. La première, Pulseon, est née de la collaboration avec le groupe finlandais Nokia, qui s'en est détaché en 2012.

La société développe une montre connectée, à usage médicalo-sportif. L'objet peut mesurer les battements du coeur, l'intensité de l'entraînement, l'effet qu'il produit ou par exemple la distance parcourue.

La seconde start-up, Sensecore, est établie à Zurich et propose des capteurs envoyant de multiples paramètres, comme la température du corps, les battements du coeur d'autres données médicales. Les senseurs peuvent par exemple être "clipés" sous un t-shirt.

Les innovations que propose la société zurichoise intéressent fortement les clubs de sport professionnels, notamment dans le football, a expliqué Jens Krauss. A terme, Sensecore veut progressivement s'étendre dans d'autres domaines, tels que l'e-santé ou le bien-être.

Simplifier la vie des patients

De son côté, la société Swisstom, basée à Landquart (GR), développe des produits visant à simplifier la vie des patients au traitement au long cours ou lors d'anesthésie générale . Elle développe les plus petits patchs à insuline au monde. Ergonomiques, autonomes et peu coûteux, ils sont constitués de capteurs utilisant l'Electrical Impedance Tomography (EIT), ce qui permet de mesurer en temps réel les besoins du patient.

"Pour se développer, Swisstom a besoin de financement et d'un apport de 10 millions de francs", précisé Jens Krauss. Le groupe américain Medtronic ou la société bernoise Ypsomed pourraient figurer parmi les investisseurs.

Plusieurs centaines de personnes du monde scientifique et économique se sont rendues mardi à Neuchâtel pour le premier Business Day du CSEM. Ce dernier fait un chiffre d'affaires annuel de 83 millions de francs, emploie 450 personnes de 37 nationalités. Il possède 249 clients industriels et 34 partenaires du monde académique.

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