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Le président cubain Raul Castro a annoncé vendredi la libération de près de 3000 prisonniers, dont 86 étrangers. En 2010 La Havane avait déjà libéré une centaine de détenus politiques à la suite de négociations avec l'Eglise catholique.

Le dirigeant a en outre réaffirmé sa volonté de promouvoir "lentement" une réforme de la loi migratoire. Il promet par ce biais d'alléger les restrictions de voyage imposées aux Cubains depuis un demi-siècle.

Le gouvernement cubain indique que les prisonniers en question seront relâchés en raison de "nombreuses" requêtes de la part de leurs familles et d'institutions religieuses. Il ne lie pas ces libérations à la venue du pape Benoît XVI, annoncée pour le 8 avril, avant la fête de Pâques.

La mesure annoncée vendredi ne concernera toutefois pas l'Américain Alan Gross, dont la condamnation en mars à quinze ans de prison constitue un obstacle majeur à l'amélioration des relations entre les Etats-Unis et Cuba.

Lents changements promis

En présentant la mesure devant le Parlement cubain, Raul Castro a toutefois expliqué que "quelques condamnés pour des délits contre la sécurité de l'Etat, ayant purgé une partie importante de leur peine en bonne conduite" seraient libérés, laissant entendre que l'Américain pourrait être placé sur la liste des libérables.

Aucune amélioration des relations entre Cuba et les Etats-Unis, qui n'entretiennent plus de rapports diplomatiques officiels depuis 1961, n'est possible tant qu'Alan Gross, 62 ans, restera en prison à Cuba, ont de leur côté toujours répété les autorités américaines.

S'exprimant en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale, le président Castro a également abordé avec prudence la politique migratoire de Cuba, dont la réforme est très attendue par la population après la libéralisation du marché des véhicules et logements cet automne.

ATS