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Pierre Maudet, conseiller d'Etat genevois en charge du departement de la securite et de l'economie (DSE), estime qu'il faudra trouver une solution pour les jeunes radicalisés.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

A Genève, Curabilis n’accueillera pas de jeunes adultes ayant commis une infraction et souffrant de graves troubles du développement. Ce projet du conseiller d’Etat Pierre Maudet a dû être modifié faute d’un "fort soutien unanime".

Dans une interview parue samedi dans Le Temps, le chef du département de la sécurité et de l’emploi (DES) explique que ses collègues des autres cantons latins ont admis le besoin d’une telle structure mais que sur sa réalisation, "les avis sont plus réservés".

Le conseiller d’Etat évoque les exigences très strictes posées par l’Office fédéral de la justice pour ce type d’établissement et l’investissement financier nécessaire. M.Maudet voulait créer dans le sixième pavillon de Curabilis – actuellement vide - un centre fermé pour jeunes de 18 à 25 ans. Les jeunes radicalisés étaient notamment visés.

D’ici la fin de l’année

Le nouveau projet retenu prévoit une affectation prioritaire pour les moins de 30 ans, selon Le Temps. L’unité de 15 places sera destinée aux condamnés présentant des troubles mentaux et un danger. Elle pourrait ouvrir d’ici la fin de l’année, précise M.Maudet.

Le conseiller d’Etat relève toutefois "qu’il faudra bien réfléchir à la dernière étape qui doit permettre le retour à la normale de jeunes revenus de Syrie". "Certains sont déjà arrivés et il me semble difficile, à voir leur profil parfois inquiétant, d’imaginer tous les traiter ou les suivre en milieu ouvert", ajoute-t-il.

Il n’exclut pas la création d’un centre fermé pour jeunes adultes en manque de repère ailleurs dans le canton. L’établissement de Frambois pourrait être une option à étudier, selon le conseiller d’Etat.

ATS