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Plusieurs assurances en Suisse offrent désormais la possibilité de s'assurer contre les dangers de la toile, comme le piratage de sa carte de crédit.

KEYSTONE/NICK SOLAND

(sda-ats)

Hammeçonnage, cheval de Troie, sexting: les privés peuvent, depuis peu, s'assurer contre les dangers de la toile. Mais les experts sont divisés.

La Baloise a lancé tout récemment une cyberassurance. Pour 90 francs par année, une famille peut s'assurer contre les risques résultant de cartes bancaires ou de données piratées, d'erreurs de livraison lors de commandes en ligne, de virus ou de harcèlements en ligne.

A partir d'avril, la Mobilière proposera une offre similaire. La police coûtera entre 50 et 100 francs selon la taille du ménage. Et AXA va bientôt transformer son modèle actuel contre les risques sur internet, disponible sous forme de complémentaire à l'assurance de protection juridique, en assurance à part entière.

Alors que les cyberassurances pour les entreprises font l'objet d'une demande croissante, celles pour les privés sont encore peu connues. Les thèmes de la sécurité et du harcèlement sur internet sont présents dans les médias et connus en théorie par un large public. C'est donc le bon moment pour les assurances de lancer des produits en lien, affirme Jean-Claude Frick, expert en assurances chez le comparateur en ligne comparis.ch.

Solutions moins chères

L'utilité d'un tel produit pour l'usager lambda d'internet fait cependant débat. Ruedi Ursenbacher de l'entreprise de conseil Fairsicherung trouve les prix des nouvelles assurances complémentaires très onéreux en comparaison d'une assurance privée de responsabilité civile. Il ne voit pour l'instant pas de nécessité pour les privés, contrairement aux entreprises, d'opter pour une telle solution.

Le principal risque sur internet réside clairement dans le piratage d'une carte bancaire, poursuit-il. Or, des solutions sont déjà disponibles, assure Ruedi Ursenbacher. Et d'ajouter que, comprises dans des assurances existantes, elles sont meilleur marché qu'une couverture permanente. Les erreurs de livraison lors de commandes en ligne et le harcèlement en ligne peuvent également être couverts par des modules spécifiques, ajoute M. Ursenbacher.

Jean-Claude Frick considère aussi la mesure comme superflue. Une assurance complémentaire pourrait toutefois se justifier pour les personnes qui n'ont pas le temps ou l'envie de s'occuper de la protection en ligne ou qui ont des jeunes à la maison.

Grand potentiel

Professeur d'économie spécialisé dans les assurances à l'université de St-Gall, Martin Eling se dit lui convaincu que ce type d'assurances se développera. "De plus en plus d'études indiquent que la cyberassurance deviendra une assurance standard à l'horizon 2025 - pour les entreprises comme pour les privés".

Il estime en outre que les polices d'assurance privées représentent 5% ou 175 millions de dollars du volume mondial des primes de cyberassurances. La Baloise est également optimiste. Selon elle, le marché a un grand potentiel. Et AXA observe une demande à la hausse pour plus de sécurité en ligne, y compris de la part des privés.

Risques difficiles à calculer

Pour les assurances, le calcul des primes est encore un casse-tête. Les risques sont difficiles à calculer, car il n'existe encore aucun modèle établi. "Il n'y a que peu de données historiques sur les préjudices causés et les informations historiques ne sont que temporairement utilisables, car les risques liés à internet évoluent beaucoup au fil du temps", explique Martin Eling.

Il présume que les assureurs ont fait des calculs approximatifs avec des estimations assez élevées en termes de préjudices et qu'ils vont attendre un ou deux ans pour voir ce qu'il se passe. Tant que le secteur des cyberassurances sera petit, il s'agit là sûrement d'une méthode raisonnable pour apprendre, reconnaît M. Eling.

Le calcul des primes des cyberassurances repose sur les valeurs empiriques des couvertures comprises dans les assurances déjà existantes, explique de son côté la Baloise. Et pour les nouvelles couvertures dans le domaine de la navigation en ligne sûre, le groupe d'assurance a fait appel à des spécialistes du numérique internes et externes. L'évolution des préjudices sera suivie de près.

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ATS