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L'audience du débat de jeudi est légèrement inférieure à celle du précédent duel d'entre-deux tour entre Nicolas Sarkozy et François Hollande en 2012.

KEYSTONE/AP/LAURENT CIPRIANI

(sda-ats)

Près de 16,5 millions de téléspectateurs ont regardé le débat de l'entre-deux-tours sur l'ensemble des chaînes qui le diffusaient mercredi soir, selon les chiffres de Médiamétrie. Ce score est inférieur à celui des derniers débats des élections de 2007 et 2012.

TF1 et France 2, qui organisaient le débat, ont rassemblé à elles seules 15,1 millions de téléspectateurs (60% de part d'audience), loin devant les chaînes d'info qui le diffusaient aussi.

Ce score est proche de celui du débat Jospin-Chirac en 1995 et ses 16,8 millions de téléspectateurs. En 2007, le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy avait attiré 20 millions de téléspectateurs, tandis que le débat Hollande-Sarkozy en 2012 avait réalisé un score de 17,8 millions, selon Médiamétrie.

Tuer les "mensonges" du FN

Interrogé sur France Inter, Emmanuel Macron a justfié sa participation à ce débat face à la présidente du Front national (FN), contrairement à Jacques Chirac, qui avait refusé de débattre avec Jean-Marie Le Pen en 2002.

"Je crois qu'il faut débattre avec le Front national", a-t-il expliqué. "On n'arrive pas à torde le cou à tous les mensonges mais on en tue quelques uns", a-t-il continué, estimant "qu'il est indispensable d'aller sur le terrain de bataille même si on se salit un peu" car "nos concitoyens ont mis Marine Le Pen au second tour".

"Quand vous vous faites insulter pendant toute une soirée, vous en sortez rarement grandi", a-t-il aussi affirmé. "Je le subis depuis des mois sur internet sans avoir la possibilité de répondre parfaitement (...) je voulais être face à cela", a-t-il ajouté.

Il a accusé les "alliés" de la candidate du FN de l'avoir "matraqué de fausses annonces et mensonges" pendant la campagne et d'être "pour certains liés à des intérêts russes".

"Bousculer les codes"

Marine Le Pen a pour sa part reconnu que que ce débat avait "bousculé un peu les codes", mais que c'était "important de réveiller les Français". "Il a été sévère, il était nécessaire qu'il soit sévère parce que l'enjeu est fondamental", a reconnu la candidate du Front national sur BFMTV et RMC.

"C'est la première fois qu'il y a véritablement un débat entre deux personnes qui ont une vision aussi opposée du projet à mettre en oeuvre", a-t-elle souligné. "Avant il s'agissait de choisir entre 'a et a prime', car en réalité ils étaient d'accord sur tout (...). Là c'est vrai qu'on est en désaccord sur tout".

Marine Le Pen a expliqué avoir "surtout décidé de lever le voile (...) sur qui est M. Macron", "parce que le moins qu'on puisse dire c'est que le fait d'être le chouchou du système (...) n'a pas permis d'avoir une vision très claire sur la personnalité de M. Macron et surtout sur son parcours politique".

"Il s'est présenté comme un homme neuf, nouveau, qui ne sortait de nulle part (...), or il sort du gouvernement de François Hollande", a-t-elle déclaré. "Il fallait déchirer ce rideau".

ATS

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