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Une délégation d'employés et de syndicalistes a remis une pétition contre la délocalisation chez Thermo Fisher au président du Grand Conseil vaudois Gregory Devaud (au centre) mardi à Lausanne.

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

(sda-ats)

Une "très forte majorité des employés de Thermo Fisher" débraye depuis mardi matin à Ecublens (VD), selon le syndicat Unia. L'échec des pourparlers est à l'origine du mouvement de protestation du personnel.

Les employés de Thermo Fisher ont pris la décision de reprendre la grève lors de leur assemblée générale qui s'est tenue lundi soir. Ils déplorent notamment le maintien de la délocalisation partielle du site en République tchèque qui entraînera la suppression de 95 postes de travail sur 165, contre 106 prévus au départ.

"Les mesures d'accompagnement proposées sont par ailleurs insuffisantes. Thermo Fischer a les moyens d'accompagner dignement le personnel", a martelé à l'ats Noé Pelet, secrétaire syndical d'Unia Vaud.

La société, spécialisée dans la fabrication de spectromètres à émission optique et rayons X, propose un "plan social au-dessous des standards négociés par Unia dans d'autres multinationales du canton de Vaud", poursuit le syndicat.

Grève reprise

Face à l'échec des négociations, la plupart des employés ont décidé de reprendre la grève pour une durée indéterminée. Une décision que le groupe américain déplore "vivement".

Dans un communiqué, l'entreprise estime que la procédure de consultation a "permis d'apporter des modifications à la proposition initiale qui permettront de maintenir des postes supplémentaires sur le site d'Ecublens".

Elle attend que "tous les employés se remettent au travail immédiatement". Et d'ajouter que Thermo Fisher s'engage à conserver ses activités en Suisse avec plus de 900 employés répartis sur huit sites.

Six jours de grève

Pour rappel, fin avril, les employés avaient effectué une grève de six jours avant de reprendre le travail à la suite d'un accord sur la procédure de consultation. Mais Unia avait averti qu'il allait continuer à se battre pour l'emploi à Ecublens et que l'accord d'avril n'était qu'une victoire d'étape.

Sur le plan politique, l'affaire a rebondi devant le Grand Conseil, où une pétition munie de 1016 signatures a été déposée par une délégation d'employés et de syndicalistes. Le texte réclame le maintien de l'emploi à Ecublens.

ATS

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