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L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley (au centre) était entourée par ses homologues d'une vingtaine de pays, dont la France et le Royaume-Uni.

KEYSTONE/AP/SETH WENIG

(sda-ats)

Une centaine de pays ont entamé lundi à l'ONU des négociations sur un traité interdisant les armes nucléaires. Ils sont convaincus que ce texte réduira le risque d'une guerre atomique malgré le boycott des débats par les grandes puissances.

Avant même l'ouverture des discussions, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, entourés d'une vingtaine d'alliés de la première puissance mondiale dont le Royaume-Uni, la France et plusieurs pays est-européens, a qualifié ces discussions d'"irréalistes" face au regain de tensions à travers le monde ou la menace nucléaire brandie par le régime nord-coréen.

"En tant que mère ou fille, il n'y a rien de plus important que je souhaite pour ma famille qu'un monde sans armes nucléaires, mais il faut être réaliste", a souligné Mme Haley devant la presse. "Y a-t-il quelqu'un qui croit que la Corée du Nord serait d'accord pour interdire les armes nucléaires?"

Désarmement progressif

L'ambassadeur britannique, Matthew Rycroft, a lui aussi assuré que son pays était "complètement engagé pour arriver à long terme à un monde sans armes nucléaires".

"Mais nous ne pensons pas que ces négociations peuvent mener à de réelles avancées en matière de désarmement nucléaire mondial. La meilleure façon d'arriver à un désarmement nucléaire mondial est via un désarmement multilatéral progressif, négocié étape par étape dans le cadre des accords internationaux existants", comme le Traité de non prolifération (TNP), a-t-il souligné.

Si la Russie et la Chine ne se sont pas associées aux interventions des Occidentaux, ces deux grandes puissances nucléaires boudent elles aussi ces discussions. Même le Japon, seul pays à avoir subi, en 1945, des attaques atomiques, s'oppose à un tel traité, inquiet de voir l'absence de consensus "saper les avancées sur un désarmement nucléaire effectif".

"Jamais le bon moment"

Mais l'opposition de ces pays n'a pas entamé la détermination des nations en pointe sur ce dossier - comme l'Autriche, l'Irlande, le Mexique, le Brésil, l'Afrique du Sud ou la Suède - appuyées par le Vatican et des centaines d'ONG. Tous se disent inquiets du risque grandissant de conflit nucléaire et frustrés par l'impasse en matière de désarmement nucléaire depuis 20 ans.

"Nous attendons des progrès sur le désarmement nucléaire depuis 1997. Depuis 20 ans, la Conférence sur le désarmement a été incapable de s'entendre sur un programme de travail (...) A chaque fois que nous posions la question, on nous disait que ce n'était pas le bon moment. Franchement, ce n'est jamais le bon moment", a lancé à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU l'ambassadeur autrichien Alexander Marschik.

Négociations préparées à Genève

L'ouverture des discussions sur un texte légalement contraignant a été décidé à la fin de l'année dernière, avec le soutien de 123 pays membres des Nations unies.

Il a été voté après plusieurs réunions préparatoires organisées à Genève et après le refus de la Conférence du désarmement, elle aussi basée dans la Cité de Calvin, de négocier sur cette question.

La Suisse, pourtant ardent défenseur du désarmement nucléaire, n'a pas accueilli les négociations de New York avec enthousiasme. Elle redoute que les discussions fâchent les puissances nucléaires qui les boycottent, mais participera malgré cette volonté de stabilisation.

Lors du vote la résolution à l'Assemblée générale de l'ONU en décembre dernier, elle s'était abstenue. Elle avait déploré l'absence de volonté claire d'aboutir à "un accord général" pour le soutien le plus large, notamment avec les Etats nucléaires.

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ATS