Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'épargne-logement profitera principalement aux classes moyennes. Avec ce genre d'arguments, un comité de politiciens bourgeois a lancé la campagne en faveur de l'initiative des propriétaires fonciers. Il espère un "oui" le 17 juin, malgré l'échec de la première tentative en mars.

Le 11 mars, 44% des Suisses ont approuvé l'initiative épargne-logement de Bâle-Campagne. Un "succès d'estime", a jugé le conseiller national Hans Egloff (UDC/ZH), de l'Association des propriétaires fonciers (HEV), lundi lors d'une conférence de presse à Berne.

Pour lui, ce texte s'inspirait trop des conditions régnant dans ce canton. En revanche, l'initiative populaire "Accéder à la propriété grâce à l'épargne-logement" est "plus réfléchie, plus modérée et se limite à l'essentiel", a assuré le Zurichois.

La déduction fiscale se limite à 10'000 francs par an et par contribuable pendant dix années, au lieu de 15'000 dans l'autre texte. En outre, aucune déduction n'est prévue pour les assainissements protégeant l'environnement.

Peu de propriétaires

Le but est d'accroître le taux de propriétaires en Suisse, paradoxalement bas pour un pays aussi riche, a dit le conseiller national Jacques Neirynck (PDC/VD), dont le parti rejette l'initiative.

Seuls 39% de la population possède son propre logement, alors que trois quarts des Suisses rêvent d'habiter dans leurs propres murs à en croire les sondages, d'après lui. A titre de comparaison, l'Espagne compte 82% de propriétaires, l'Italie 80%, la Belgique 78% et la France 56%.

Son collègue Olivier Feller (PLR/VD) s'est employé à démonter les "mythes" qui ont fait échouer, à ses yeux, la précédente initiative. Il est faux de dire que l'épargne-logement profite surtout aux riches, a-t-il insisté.

ATS