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Quelque 100'000 civils sont pris au piège dans la vieille ville de Mossoul.

KEYSTONE/AP/BALINT SZLANKO

(sda-ats)

Les forces irakiennes soutenues par l'aviation de la coalition internationale ont lancé dimanche l'assaut pour reprendre la vieille ville de Mossoul aux djihadistes. Ils résistent farouchement dans leur dernier grand bastion urbain d'Irak.

Le crépitement des tirs de mitrailleuses pouvait être entendu en provenance de la vieille ville où sont retranchés la grande majorité des djihadistes du groupe Etat islamique (EI), selon un correspondant de l'afp à Mossoul. Des colonnes de fumée étaient visibles au-dessus du secteur.

Les positions irakiennes étaient elles soumises à d'importants tirs d'obus.

Une reprise de la vieille ville permettrait aux forces gouvernementales de contrôler la totalité de la deuxième ville d'Irak tombée en juin 2014 aux mains des djihadistes.

Boucliera humains

L'opération constitue en principe l'ultime étape de la vaste offensive lancée il y a huit mois par les forces irakiennes pour chasser l'EI de la ville septentrionale.

Mais elle s'annonce ardue. Située sur la rive ouest du fleuve Tigre qui divise Mossoul, la vieille ville est un dédale de petites rues fortement peuplé, guère propice à l'avancée des blindés et où l'usage d'armes lourdes risque de mettre en péril les civils.

Selon l'ONU, quelque 100'000 civils y sont "retenus comme boucliers humains" par les djihadistes.

Forte résistance

L'opération menée par les forces de l'armée, du contre-terrorisme (CTS) et de la police fédérale a "commencé à 06h00 locales (05h00 en Suisse). Pour préserver la vie des civils, (les militaires) ne peuvent qu'avancer lentement", a dit le général Abdel Ghani al-Assadi, haut commandant du CTS.

"Les combattants de Daech ont construit des lignes de défense solides et opposent une forte résistance", a indiqué de son côté un officier de haut rang en utilisant un acronyme en arabe de l'EI.

"Dernier épisode du show Daech"

Sinane, un membre des CTS, a été l'un des premiers à se lancer contre les positions djihadistes à bord de son bulldozer. "La première ligne de défense était formée de remorques, je les ai poussées et il y avait un muret derrière. Mais j'ai dû ensuite me retirer après avoir été visé par des roquettes. La résistance est dure".

Au premier étage d'un immeuble, un commandant des CTS utilise fébrilement sa tablette, pour coordonner une frappe contre une voiture piégée qui s'approche de sa position.

Selon le général Assadi, "l'un des secteurs les plus difficiles à prendre est le quartier Farouq qui mène à la mosquée Al-Nouri".

ATS

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