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Berne - De nouvelles fuites sur la mort du détenu à Bochuz ont encore attisé le débat. La justice mènent deux enquêtes sur ces révélations, alors que le canton de Vaud a nommé le Valaisan Claude Rouiller pour faire la lumière sur le drame.
Après la retranscription des conversations entre le pénitencier et la police dans "Le Matin", des médias français ont diffusé ce week-end des extraits des bandes sonores du 11 mars. Elles contiennent également des noms d'employés de l'Etat.
Pour l'avocate française du détenu, mort asphyxié par les fumées de son matelas auquel il avait bouté le feu, ces conversations révèlent "des comportements ignobles" faits de "haine, de mépris et de sadisme". Isabelle Coutant-Peyre s'est dite scandalisée sur les ondes de la RSR.
"Ils l'ont fait mourir dans une cellule transformée en chambre à gaz, et ils le savaient", a poursuivi l'avocate qui défend cette cause également devant la Cour européenne des droits de l'Homme. A ses yeux, le détenu de Bochuz était "un otage". "Son martyre" doit servir de leçon afin d'éviter d'autres drames.
Condamné à 20 mois de prison à l'âge de 18 ans, le prisonnier avait vu sa peine commuée en internement. A 30 ans, il était toujours en détention, considéré comme très dangereux par les autorités, ce que conteste vivement l'avocate qui a refusé de s'exprimer sur l'origine des fuites aux médias français.
La justice vaudoise a précisé de son côté qu'elle menait deux enquêtes, l'une contre inconnu pour violation du secret de l'enquête et l'autre contre un journaliste pour publication de débats officiels secrets.
Des bandes sonores se baladent et des noms sont révélés, "c'est désagréable et dérangeant s'agissant de personnes qui ne sont pas des personnalités publiques", a relevé Jean Treccani, juge d'instruction cantonal.
Pour conduire l'enquête administrative sur le drame de Bochuz, le canton de Vaud a nommé lundi le Valaisan Claude Rouiller. Ancien président du Tribunal fédéral, il succède à l'ex-juge cantonal vaudois François Jomini qui a renoncé à son mandat vendredi dernier, deux jours après avoir été désigné.

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ATS