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Le décès d'un écolier vaudois à Rome en 2014 est dû à un accident. La thèse d'"une blessure au coeur auto-infligée" lors de la manipulation d'un couteau est confirmée, indique lundi le Tribunal des mineurs.

Les pièces essentielles du dossier d'instruction italien récemment obtenues confirment la thèse de l'accident, explique le Tribunal des mineurs qui a ainsi pu clôturer sa procédure. "Aucune participation d'un tiers n'a été établie", souligne le communiqué.

Rapport d'autopsie

L'élève du collège de l'Elysée à Lausanne était décédé lors d'un voyage d'études à Rome le 8 avril 2014. La blessure accidentelle est due à un couteau papillon lors d'une manipulation de celui-ci.

Quatre élèves et un enseignant avaient été entendus dans le cadre de l'enquête. Les pièces du dossier ne révèlent "aucun élément entrant en contradiction avec les explications fournies par les compagnons de chambre de l'élève décédé. (...) Les conclusions du rapport d'autopsie sont compatibles avec ces explications", relève le communiqué.

Commission rogatoire

En absence de décision de l'autorité judiciaire italienne concernant une éventuelle délégation de la poursuite à la Suisse, le président du Tribunal des mineurs Alain Meister avait demandé une commission rogatoire. Il entendait obtenir de la sorte les pièces essentielles du dossier.

Dans une interview parue peu après le drame, les parents du jeune de 16 ans avaient fait part de leur certitude qu'il s'agissait bien d'un accident. Plusieurs hypothèses avaient en effet circulé, comme un jeu qui aurait mal tourné ou une dispute.

Vive émotion

L'adolescent avait trouvé la mort durant la nuit dans la résidence romaine qui accueillait la vingtaine d'élèves de ce voyage d'études. Il avait été blessé par le couteau papillon qu'il venait de se procurer, une arme prohibée en Suisse.

Quelque 500 personnes avaient pris part à Lausanne aux funérailles de l'adolescent, décrit comme "un garçon au visage d'ange qui savait rendre heureux sa famille, ses amis". De très nombreux camarades lui avaient laissé un message ou un dessin sur les tableaux d'affichage installés au fond de la salle. Certains avaient déposé des fleurs devant le cercueil.

ATS