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L'ancien chef des puissants services de renseignements pakistanais, Hamid Gul s'est éteint ce week-end à l'âge de 79 ans. Hamid Gul avait formé une partie de la résistance islamiste contre les Soviétiques, puis contribué à la création des talibans.

Hamid Gul avait présidé l'Inter-Services Intelligence (ISI) de 1987 à 1989, période cruciale marquant le retrait des forces soviétiques d'Afghanistan voisin, et reflétait encore aujourd'hui dans ses prises de position un certain courant hostile aux civils au sein de l'appareil du renseignement pakistanais.

Le Pakistan avait entraîné les"moudjahidines" anti-soviétiques dans les années 80, puis appuyé au milieu des années 90 les talibans du mollah Omar dans leur marche vers le pouvoir à Kaboul au grand dam des hommes de l'Alliance du Nord, menée par le célèbre commandant Ahmad Shah Massoud.

Médiateur officieux avec l'Alliance du Nord

Or Hamid Gul avait contribué à la formation des talibans afghans tout en jouant un rôle de médiateur officieux avec l'Alliance du Nord. Dans un entretien à l'AFP l'an dernier, il avait prévenu de la poursuite de l'insurrection en Afghanistan tant que les Etats-Unis y maintenaient des soldats.

Toujours bien connecté dans les milieux sécuritaires, ce dévot musulman à la moustache finement taillée comme les militaires de sa génération, avait aussi récemment déclaré qu'un transfuge des renseignements pakistanais avait permis aux Etats-Unis de mener en mai 2011 leur raid à Abbottabad (nord-ouest) contre le chef historique d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden.

Hamid Gul s'est éteint samedi soir des suites d'une hémorragie cérébrale, à Murree, cité touristique près de la capitale Islamabad, ont indiqué dimanche ses proches et le gouvernement.

ATS