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"Pandemonia", oeuvre d'un artiste anonyme de Londres, pose devant "Four Clear Women" de l'artiste américain James Rosenquist à Art Basel en 2016 (archives)

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

L'artiste américain James Rosenquist est décédé vendredi à l'âge de 83 ans, selon son site officiel. Il a joué un rôle essentiel dans l'émergence du pop art avec ses toiles et ses installations.

Né le 29 novembre 1933 dans le Dakota du Sud, il a démarré sa carrière en peignant des panneaux publicitaires, avant de s'établir dans un atelier du sud de Manhattan et de travailler à ses propres créations.

"Mes affiches étaient de l'art", expliquait-il lors d'un entretien à la station de radio publique WNYC en 2004. Il évoquait la difficulté de rendre fidèlement le visage des acteurs de cinéma sur les affiches de films qu'il peignait.

Esthétique publicitaire

Cette première expérience de peintre l'a mis au contact de l'esthétique publicitaire, influence déterminante du pop art, qui l'a largement réutilisée et détournée. Il a aussi intégré, dans ses premières oeuvres, une série d'objets de consommation courante, autre tendance forte du pop art.

Il est ainsi, principalement avec Roy Lichtenstein et Andy Warhol, l'un des fondateurs de ce nouveau courant. Initialement décrié par les classicistes, le pop art est rapidement devenu majeur dans le monde de l'art.

Son tableau le plus célèbre, "F-111" (1964-65), oeuvre monumentale de 3 mètres de haut sur 26 mètres de long, mêle ainsi des spaghettis, une petite fille sous un casque à permanente et un champignon atomique. Cette toile, sans doute la plus célèbre, est actuellement exposée au Museum of Modern Art (MoMA) de New York.

Peinture tournée vers le présent

Directement inspirée de la signalétique publicitaire, "Be Beautiful" a établi, en 2014, un record pour l'artiste avec 3,3 millions de dollars lors d'une vente à New York organisée par la maison Sotheby's.

James Rosenquist s'est ensuite éloigné progressivement de l'esthétique consumériste, s'aventurant même dans l'abstraction, avec un goût toujours prononcé pour les toiles de grande dimension. James Rosenquist revendiquait une peinture actuelle, tournée vers le présent.

"Je vis aujourd'hui. Le temps, c'est maintenant", disait-il en 2004. "Il y a tellement d'idées autour de moi, donc pourquoi parler du passé?"

ATS

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