Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Asma Jehangir avait remporté nombre de batailles au cours de sa carrière, obtenant notamment la liberté pour des travailleurs forcés enchaînés par leur dette, et n'hésitait pas à critiquer ouvertement la puissante armée pakistanaise.

KEYSTONE/AP/K.M. CHAUDARY

(sda-ats)

La célèbre avocate et militante pakistanaise Asma Jahangir est décédée, a annoncé dimanche sa famille, après une vie dédiée à la défense des droits humains et de la démocratie. Le Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi a salué ses "immenses contributions".

Celle qui fut aussi Rapporteuse spécial de l'ONU pour le Conseil des droits de l'homme a succombé à un arrêt cardiaque à l'âge de 66 ans, a indiqué sa soeur Hina Jilani.

Le Premier ministre pakistanais a fait part de son "chagrin" et a salué les "immenses contributions" de Mme Jahangir pour la défense de la justice.

"Poursuivre son combat"

Les partisans de Mme Jahangir lui ont également rendu hommage sur les réseaux sociaux, exprimant leur stupeur face à cette nouvelle inattendue.

"J'ai le coeur brisé que nous ayons perdu Asma Jahangir", a tweeté sa compatriote et prix Nobel de la paix Malala Yousafzai, expliquant l'avoir rencontrée une semaine plus tôt à Oxford. "Le meilleur hommage à lui rendre est de poursuivre son combat pour les droits humains et la démocratie".

"Je n'étais pas toujours d'accord avec elle et beaucoup d'autres gens non plus. Mais c'était une géante. Et l'une des (personnes) les plus brillantes et courageuses qu'ait jamais produit ce pays", a écrit de son côté le journaliste Wajahat Khan sur Twitter.

Décorations et menaces de mort

Mme Jahangir avait reçu en 2014 les insignes d'officier de la Légion d'Honneur, plus haute distinction française, pour "son courageux engagement pour la défense des droits humains, pour son appui continu en faveur de l'abolition de la peine de mort et pour sa contribution exceptionnelle au développement d'une culture universelle des droits humains". Elle s'était également vue attribuer le prix Right Livelihood, "Nobel alternatif", la même année.

Fondatrice de la Commission pakistanaise des droits de l'homme, Mme Jehangir avait affronté menaces de mort, coups et passage en prison dans des affaires de défense des droits humains et avait tenu tête à des dictateurs.

Elle avait aussi remporté nombre de batailles au cours de sa carrière, obtenant la liberté pour des travailleurs forcés enchaînés par leur dette, et n'hésitait pas à critiquer ouvertement la puissante armée pakistanaise, y compris lorsqu'elle devint la première femme à présider le barreau pakistanais.

Elle avait été arrêtée en 2007 sous le régime du général Pervez Musharraf, et avait affirmé en 2012 que sa vie était menacée par les redoutés services secrets du pays, l'ISI.

Le droit des femmes devient un thème

La discrimination à l'égard des femmes et des minorités religieuses demeure très forte au Pakistan et de nombreux travailleurs y subissent des condition proches de l'esclavage, déclarait Mme Jahangir en 2014.

Mais les choses avancent. "Les droits des femmes étaient considérés comme un concept occcidental. Maintenant les gens parlent des droits des femmes, les partis politiques en parlent, même les partis religieux en parlent", ajoutait-elle.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS