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La romancière Yvette Z'Graggen est morte lundi à Genève à l'âge de 92 ans, après une longue maladie, ont indiqué ses proches. L'oeuvre de cette Genevoise questionne avec tact la condition féminine, les inégalités sociales ou les zones d'ombre de l'histoire suisse durant la seconde Guerre mondiale.

Figure de proue des éditions de l'Aire, elle s'est beaucoup interrogée sur le passé ou l'attitude de la Suisse avec les réfugiés. Elle a aussi souvent traité de problèmes de société et utilisé l'autobiographie pour brasser des mythologies helvétiques.

"J'approche de la mort"

Narratrice subtile, soucieuse du mot juste, Yvette Z'Graggen cite Gide dans son journal "La Nuit n'est jamais complète" paru en 2001. Elle y écrit: "C'est consentant que j'approche la mort".

Elle laisse maintes nouvelles, récits et quelques pièces destinées à la radio. Parmi ses romans figurent "L'Herbe d'octobre" (1950), "Filet de l'oiseleur" (1957), "Cornelia" (1985) et "Un étang sous la glace" (2003). Lauréate de plusieurs récompenses, la Genevoise a obtenu en 1996 le Prix Schiller pour l'ensemble de son oeuvre.

ATS