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Les critiques des cantons alémaniques dans lesquels vingt projets d'accès à des dépôts souterrains de déchets radioactifs ont été proposés n'étonnent pas Thomas Ernst, le chef de la société en charge de leur stockage. Mais "la première priorité est de trouver une solution ici", estime-t-il.

Selon le président de la direction de la Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra), les cantons reconnaissent que les sites qui accueilleront des déchets radioactifs sont nécessaires. Mais ils trouvent toujours des raisons pour lesquelles ces endroits ne peuvent pas être situés sur leur territoire, estime-t-il dans une interview publiée dimanche par l'hebdomadaire "SonntagsZeitung".

Thomas Ernst rappelle aux cantons qu'ils portent une grande part de responsabilité: ils sont producteurs de déchets et propriétaires des centrales. "Nous devons donc trouver une solution avec eux. Les dépôts devront bien être installés sur un territoire cantonal".

"Responsabilité éthique"

Interrogé sur une possible collaboration avec un autre pays si aucune solution n'est trouvée en Suisse, le chef de la Nagra répond: "La première priorité est de trouver une solution ici. C'est la loi et notre responsabilité éthique".

Lorsque la question des sites aura été réglée, il faudra à nouveau évaluer la situation. C'est seulement à ce moment qu'on pourrait songer à une hypothétique collaboration à l'étranger pour gérer les déchets, explique Thomas Ernst.

Vendredi, la Nagra a mis en consultation vingt portes d'accès, qui seront l'aspect le plus visible des dépôts souterrains. Les six cantons concernés (AG, SO, ZH, TG, SH, NW) pourront évaluer les propositions et en faire d'autres. D'ici la fin de l'année, une installation de surface par site devrait être retenue.

ATS