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Le quartier du trafic de drogue et de prostitution à Bogota, proche du palais présidentiel, est surnommé le Bronx.

KEYSTONE/EPA EFE/MAURICIO DUENAS CASTANEDA

(sda-ats)

Des maisons de torture et de mise à mort par démembrement ont été découvertes par la police colombienne en plein centre de Bogota, dans un quartier de trafic de drogue et de prostitution. 200 mineurs, victimes d'exploitation sexuelle, ont été libérés.

Au cours d'opérations menées pendant le week-end, les forces de l'ordre ont identifié "trois sites où se trouvaient des cellules et des cachots, ainsi que des traces de balles sur les murs" et des restes de "sang humain", a déclaré mardi le directeur du corps technique d'investigation (CTI) du parquet.

"Quand les victimes avaient des blessures ouvertes, elles étaient présentées à des chiens qui les dévoraient quasiment vivantes", a-t-il précisé, en détaillant les méthodes de torture pratiquées dans ce quartier, baptisé "le Bronx".

Onze personnes ont été arrêtées depuis le début de l'enquête lancée il y a un an lorsque deux fonctionnaires du parquet y avaient été séquestrés et avaient fait état de tortures.

Esclavage

"Il y a une opération encore en cours, car ce type de situation ne peut être toléré, surtout dans le centre de Bogota, à six pâtés de maisons du palais présidentiel", a dénoncé le chef de l'Etat, Juan Manuel Santos.

Dans le cadre de ces opérations, 200 mineurs victimes d'exploitation sexuelle ont été libérés au cours du week-end, ainsi que plus de 1500 sans-abri qui étaient "réduits en esclavage".

"La vie d'un être humain dans le Bronx tient à un fil. A tout moment, pour n'importe quelle erreur, on peut être assassiné, découpé en morceaux, jeté aux chiens, aux caïmans ou dissout dans ce que l'on appelle les cruches d'acide", a expliqué un sans-abri équatorien.

ATS