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Le procès de l'avocat chinois défenseur des droits humains Pu Zhiqiang, jugé pour des textes critiques du régime, s'est déroulé lundi à Pékin sous étroit contrôle des forces de l'ordre. Celles-ci ont violemment éloigné les manifestants venus exprimer leur soutien.

Pu Zhiqiang a déjà passé près de 19 mois en détention. Risquant huit années de prison s'il est reconnu coupable, il est poursuivi pour incitation à la haine ethnique, querelles et troubles à l'ordre public dans cette affaire.

Il est accusé d'avoir publié sept postes sur son compte de microbloguing critiquant la politique ethnique du gouvernement de Pékin dans la région du Xinjiang, et d'avoir dénoncé certains dirigeants.

"Ultime mise en garde"

Pour les défenseurs des droits humains et pour les Occidentaux, le procès de Pu Zhiqiang constitue l'une des plus dures mesures de répression dans ce domaine depuis deux décennies en Chine.

"Le procès de Pu est extrêmement important, il s'agit d'une ultime mise en garde", a commenté Maya Wang, membre de l'organisation Human Rights Watch. "S'ils décident de se montrer sévères avec lui, cela va signifier une nouvelle escalade dans l'hostilité à l'égard de la défense des droits humains".

Pu a défendu de nombreux dissidents célèbres en Chine, y compris l'artiste Wei Wei et des membres du "Nouveau mouvement des citoyens", un groupe qui réclame que les dirigeants chinois publient l'état de leurs fortunes. Il a également défendu des victimes de camps de rééducation par le travail.

Partisans et diplomates bousculés

Une quarantaine de partisans de Pu, dont certains avaient parcouru des milliers de kilomètres, ont manifesté devant le tribunal. Ils ont été repoussés sans ménagement par le vaste dispositif policier déployé. Au moins trois personnes ont été appréhendées.

Ces forces de l'ordre en civil ont également bousculé plusieurs diplomates s'étant rendus sur les lieux. "Nous réclamons la libération de M. Pu et appelons la Chine à respecter les droits civils fondamentaux", a notamment déclaré Dan Biers, haut conseiller politique américain.

"La Chine compte trop peu de bons avocats, Pu était l'un d'eux. Rien ne pourra vraiment s'améliorer, tant que les gens auront peur de se dresser contre les autorités", a commenté Yan Lianshe, un activiste se déplaçant fréquemment pour manifester lors de procès de dissidents.

Condamnation quasi-certaine

Dans un pays où la justice reste étroitement contrôlée par les autorités, la condamnation de Pu Zhiqiang est quasi-certaine.

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping, Pékin a nettement durci la répression des voix critiques émanant de la société civile, avec des centaines d'interpellations.

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ATS