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Le plan hospitalier neuchâtelois provoque un nouveau départ. Marc-Etienne Diserens quitte le conseil d'administration de l'Hôpital neuchâtelois (HNe) en raison de divergences de vue avec le gouvernement du canton.

Confirmant des articles de presse parus samedi, l'ancien chef de la Santé publique vaudoise a affirmé dimanche à la radio RSR qu'il ne voulait pas "assumer les conséquences des choix du conseil d'Etat neuchâtelois d'écarter l'idée d'un site unique de soins aigus pour miser sur un compromis entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds".

L'HNe est cher comparé aux autres hôpitaux de Suisse latine, constate M. Diserens. Les options proposées par le Conseil d'Etat "ne le mettent pas sur la voie qui lui permettrait de résorber cet écart de coûts".

Pour M. Diserens, le gouvernement cantonal a choisi de calmer le jeu dans ce dossier houleux en écoutant les auteurs de trois initiatives populaires qui souhaitent une localisation des missions hospitalières.

Plus de centralisation préconisée

"L'autre option était de proposer l'objectif d'un site unique de soins aigus et celle aussi d'un centre unique de réadaptation et de gériatrie, comme le proposait le conseil d'administration", critique M. Diserens.

Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds s'affrontent pour conserver le maximum de compétences, en particulier la chirurgie. La semaine dernière, le Conseil d'Etat a présenté son projet de réorganisation hospitalière, qui penche en faveur d'une régionalisation des soins. Un rapport de l'Hôpital neuchâtelois préconisait lui davantage de centralisation.

Le départ de M. Diserens intervient après celui du médecin-chef du département des urgences, Andreas Köhnlein, il y a deux semaines. Là aussi, des divergences étaient en cause sur la mise sur pied d'un département des urgences intégrant Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds.

ATS