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Les autorités ont été vivement critiquées par les observateurs et experts, qui demandaient notamment des sanctions contre le ministre, Abdullah Habibi, lui reprochant son incapacité à assurer la sécurité.

KEYSTONE/EPA/MUHAMMAD SADIQ

(sda-ats)

Le président afghan Ashraf Ghani a accepté lundi les démissions de son ministre de la Défense et du chef d'état-major des armées. Elles interviennent après la mort d'au moins 140 soldats dans une attaque menée par les taliban contre une caserne la semaine passé.

"Le ministre de la Défense Abdullah Habibi et le chef d'état-major des armées Qadam Shah Shahim ont démissionné avec effet immédiat", précise la présidence dans un message sur son compte Twitter.

Le porte-parole d'Ashraf Ghani a précisé que ces démissions étaient la conséquence de l'attaque menée par les insurgés taliban contre une base militaire à Mazar-i-Charif, chef-lieu de la province de Balkh dans le nord de l'Afghanistan.

Bilan encore incertain

Au moins 140 soldats ont été tués et de nombreux autres blessés dans cette opération des insurgés, a indiqué samedi un responsable municipal. Des bilans non officiels mais recoupés font état d'au moins 130 à 160 tués. Les autorités s'en tiennent officiellement à "plus de cent tués et blessés".

Les talibans, qui combattent le gouvernement et les troupes étrangères, ont revendiqué l'opération, affirmant avoir fait 500 morts - mais ils sont coutumiers de bilans surévalués.

C'est la deuxième attaque d'envergure en quelques semaines contre des sites militaires après celle, début mars, du grand hôpital militaire de Kaboul qui avait fait des dizaines de morts.

Autorités critiquées

Dans les deux cas, le ministère de la Défense a été accusé de manque de transparence et de minimiser les bilans. Les observateurs et experts demandaient notamment des sanctions contre le ministre, Abdullah Habibi, lui reprochant son incapacité à assurer la protection des citoyens et même celle des bases militaires.

L'ampleur de l'attaque a soulevé des soupçons de complicités internes. Pour Atiqullah Amarkhail, analyste joint par l'AFP, le désastre de Mazar-è-Charif est d'abord imputable au "fiasco total des services de renseignements qui se répète. Nous sommes face à une guérilla avec des combattants qui attaquent par petits groupes et causent d'énormes dégâts. On devrait apprendre à contrer leurs tactiques".

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ATS