Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Nawaz Sharif n'a pas résisté à l'appel de la Cour suprême à démissionner (archives)

KEYSTONE/AP/B.K. BANGASH

(sda-ats)

Le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a démissionné vendredi après l'arrêt de la Cour suprême ordonnant sa destitution pour corruption, ont confirmé les services du premier ministre. L'homme fort du pays est englué dans une affaire de corruption.

Le chef du gouvernement a démissionné en dépit de "sérieuses réserves" sur la procédure judiciaire, ont nuancé ses services dans un communiqué. Nawaz Sharif, 67 ans, est accusé d'avoir caché des biens détenus par ses enfants. Mais le chef du gouvernement a démenti toute malversation, dénoncé un complot et estimé que son éviction pourrait déstabiliser le pays.

Quelques heures plus tôt, la Cour l'avait "disqualifié", rendant un jugement très attendu suite à un scandale de corruption révélé l'an dernier par les "Panama Papers". Quelque 3000 policiers et paramilitaires étaient déployés autour du siège de la Cour suprême.

En avril dernier, la Cour avait estimé ne pas disposer de suffisamment de preuves pour destituer M. Sharif, mais elle avait mis sur pied une commission d'enquête chargée de rendre ses conclusions dans les 60 jours.

La commission, composée de civils et de militaires, a constaté une "importante disparité" entre les revenus de la famille Sharif et son train de vie, selon le rapport qui a été remis à la Cour suprême au début du mois et rendu public.

Le premier ministre est soupçonné d'avoir caché la vérité sur les sociétés et biens immobiliers détenus via des holdings off-shore par ses enfants, ce que ces derniers démentent vigoureusement.

Au coeur de cette affaire se pose la question du financement d'appartements londoniens de luxe, détenus par la famille Sharif via des sociétés off-shore gérées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca.

ATS