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Il aura fallu huit jours, après la publication de l'affaire dans la presse, pour que Philipp Hildebrand jette l'éponge. Sa démission annoncée à la surprise générale lundi après-midi est largement regrettée. Les partis appellent à faire la lumière sur l'origine de l'affaire.

Philipp Hildebrand estime que cette affaire pourrait nuire à la crédibilité de la Banque nationale suisse (BNS). Sa capacité d'action en est également compromise, a déclaré devant les médias à Berne le désormais ex-président de la BNS de 48 ans, en poste depuis deux ans.

"Je ne peux que donner ma parole. Je ne dispose d'aucune preuve définitive que la transaction mise en cause a été effectuée par ma femme sans que je le sache", a-t-il poursuivi. Présentant ses excuses, son épouse Kashya reconnaît une erreur d'appréciation. "Je regrette profondément que mes actes aient pu remettre en question l'intégrité de mon mari", écrit-elle dans une prise de position.

Rapide succession

Avant cette annonce, les regards étaient dirigés vers la commission de l'économie du National, présidée par Christophe Darbellay (PDC/VS), qui devait auditionner les principaux protagonistes de l'affaire. La discussion a été vive. Après ce retrait, il est important de revenir au courant normal pour faire face aux problèmes occasionnés par le franc fort, a affirmé M. Darbellay.

L'actuel vice-président de la BNS Thomas Jordan assumera la présidence jusqu'à nouvel avis. Il acceptera la présidence de la BNS si le Conseil fédéral devait le nommer.

Regrets

La BNS et les milieux économiques et bancaires ont dit regretter le départ d'un excellent banquier. La politique monétaire de la BNS, avec un taux de change minimum de 1,20 franc contre l'euro, reste inchangée, a indiqué le directoire de la Banque nationale dans un communiqué.

L'UDC était seule lundi à "saluer" la démission de Philipp Hildebrand. Le PBD parle d'un "jour noir". Tous les partis réclament un durcissement du règlement interne de la BNS et une clarification des événements qui ont précédé ce départ.

ATS