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Les Suisses doivent prendre soin de la démocratie directe, a fait valoir la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga lors de la Fête nationale. Les autres conseillers fédéraux ont vanté pêle-mêle la concordance, le réalisme et l'innovation.

Nous serons amenés, ces prochaines années, à prendre des décisions politiques déterminantes pour notre avenir, a souligné samedi la socialiste dans une allocution radiodiffusée sur les chaînes nationales. Et de citer la pérennité de l'AVS et des assurances sociales, la lutte contre le réchauffement climatique et les relations avec l'Union européenne (UE).

Pour réussir ces réformes, la Suisse a besoin d'une économie saine et "de bonnes relations, clairement réglées, avec ses voisins." Un avis partagé par le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann qui s'exprimait de son côté au Pavillon suisse de l'Expo de Milan.

La Suisse doit continuer de nouer des contacts dans le monde entier en mettant en place des partenariats, comme l'accord de libre-échange avec la Chine ou les bilatérales avec l'Union européenne (UE), a-t-il estimé.

Pour Simonetta Sommaruga, le gouvernement doit régulièrement "trouver un terrain d'entente et montrer sa disponibilité à la concordance". De même, le Parlement doit sans cesse chercher des compromis. Mais dans notre démocratie directe, le compromis est un signe de force, et non de faiblesse, ont rappelé les deux conseillers fédéraux.

Rester réaliste

Le réalisme constitue un autre atout helvétique, a souligné Alain Berset. Cette approche sert au mieux les hommes et les femmes en Suisse et renforce notre pays, selon le ministre de l'intérieur, seul membre du gouvernement à s'être adressé à la foule en Suisse romande, à Sierre (VS).

Il n'y a pas d'alternative à la collaboration avec l'Europe, estime le Fribourgeois. L'Europe doit mieux comprendre notre situation et nous devons mieux l'expliquer. Mais nous devons aussi essayer de mieux comprendre l'Europe. Comprendre ne signifie pas être d'accord avec tout ce que fait l'Union européenne.

Didier Burkhalter à Cuba

Toujours à propos de l'UE, le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter a l'impression que la votation sur l'immigration de masse a divisé les Suisses. Le monde politique doit dorénavant convaincre les citoyens que le futur du pays a besoin de cohésion, selon lui.

Le Neuchâtelois a par ailleurs annoncé une visite à Cuba les 13 et 14 août, sur invitation du secrétaire d'Etat américain John Kerry. Le 14 août, l'ambassade des Etats-Unis sera officiellement rouverte à La Havane. Il s'agira de la première visite officielle d'un conseiller fédéral à Cuba.

Ueli Maurer en appelle à Marignan

Le ministre de la défense Ueli Maurer s'est lui plongé dans l'histoire helvétique. Il a appelé, à Grosswangen (LU) et Nottwil (LU), à tirer les leçons du passé, comme la défaite militaire de Marignan en 1515. "Sommes-nous encore prêts à donner à nos soldats l'armement dont ils ont besoin?", a-t-il demandé en référence au récent rejet de la réforme de l'armée par le Conseil national.

La ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf a déploré samedi en soirée à Titterten (BL) que de plus en plus de gens se tournent vers une politique des extrêmes et de la polarisation. Afin de préserver notre stabilité, il faut au contraire conserver des valeurs de bonne volonté et de respect, a souhaité la Grisonne dans la version écrite de son discours.

Innovation contre franc fort

Le franc fort s'est sans surprise invité dans les allocutions des Sept Sages. La Confédération devrait s'en remettre à l'innovation pour surmonter cette crise, a plaidé la ministre de la communication Doris Leuthard. Et d'évoquer l'"excellente" infrastructure technique à disposition qui pourrait permettre la réalisation de la "Suisse numérique 4.0".

Chacun doit en outre prendre sur soi en période de vaches maigres, comme faire une croix sur une augmentation de revenu, d'après elle. Mais pas question que les employés soient les seuls à se serrer la ceinture: les chefs d'entreprise et les actionnaires doivent aussi faire des sacrifices, a argumenté la conseillère fédérale, selon la version écrite de son discours prononcé à Ottenbach (ZH) et Zurzach (AG).

ATS