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L'armée israélienne est arrivée dans le village de Koubar vers 03h00 (suisses) avec deux bulldozers escortés par de nombreux véhicules militaires pour détruire la maison de Omar al-Abed.

KEYSTONE/EPA/ALAA BADARNEH

(sda-ats)

L'armée israélienne a détruit tôt mercredi la maison d'un Palestinien. Il avait tué trois Israéliens dans une colonie de Cisjordanie occupée en juillet, au cours d'un accès de violence autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

L'armée israélienne est arrivée dans le village de Koubar vers 03h00 (suisses) avec deux bulldozers escortés par de nombreux véhicules militaires pour détruire la maison de Omar al-Abed. Ce Palestinien de 19 ans s'était infiltré le 21 juillet dans la colonie de Neve Tsuf, au nord-ouest de Ramallah, et y avait mortellement poignardé un père israélien et deux de ses enfants. Il a été arrêté.

L'opération a provoqué des affrontements. Une centaine de Palestiniens ont mis le feu à des pneus et lancé des pierres vers les soldats qui ont riposté à coups de projectiles anti-émeutes, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Balles en caoutchouc

Douze personnes ont été blessées par des balles caoutchoutées, a rapporté le Croissant-Rouge palestinien. Un caméraman de presse palestinien qui était en train de tourner a été atteint en plein visage par l'une de ces balles alors que, selon une vidéo des faits, il semblait se tenir très à l'écart des heurts.

Le caméraman, Mohammed Radi, touché au nez, a été soigné dans un hôpital de Ramallah. L'armée israélienne, interrogée par l'AFP, a répondu "examiner" ce qui s'était passé.

Famille arrêtée

Selon les habitants de Koubar, l'armée israélienne a arrêté ces dernières semaines le père, la mère et trois frères d'Omar al-Abed. Ils sont soupçonnés d'avoir été au courant de son projet et de ne pas s'y être opposés, selon les médias israéliens.

Omar al-Abed avait exprimé dans ce qu'il présentait comme ses derniers mots sur Facebook son ressentiment contre les agissements israéliens à l'encontre des Palestiniens et avait évoqué la situation de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, occupée et annexée.

L'esplanade, troisième lieu saint de l'islam également révéré par les juifs, était alors au coeur de nouvelles tensions qui ont donné lieu à deux semaines de manifestations et de violences quasiment quotidiennes entre Israéliens et Palestiniens.

Israël démolit périodiquement les maisons de Palestiniens auteurs d'attaques anti-israéliennes. Les détracteurs de cette mesure la dénoncent comme relevant du châtiment collectif et affectant des familles qui se retrouvent à la rue. Le gouvernement israélien défend l'effet dissuasif de ces démolitions pour ceux qui seraient tentés de passer à l'acte.

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ATS