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L'un des hommes les plus influents de l'industrie nucléaire en Ukraine est soupçonné d'avoir perçu des millions de francs de pots-de-vin déposés sur un compte de la banque privée suisse Hottinger Cie. Nicolaï Martynenko est aussi membre du Parlement ukrainien.

Le Ministère public de la Confédération a confirmé dimanche à l'ats que depuis 2013 une enquête pénale vise en effet "un citoyen ukrainien", sans le nommer, en raison d'une affaire de corruption d'agents publics étrangers. Pour justifier l'ouverture de cette enquête, le MPC se base sur l'article 322 septies du code pénal, qui traite de la corruption d'agents publics étrangers.

La banque Hottinger, présente à Genève, Zurich, Bâle et Sion, l'avait accepté comme client en 2011, malgré des accusations de corruption en 2005. En juillet 2013, les banquiers ont remarqué une série de paiements suspects. Sur les comptes de l'Ukrainien s’accumulaient subitement quelque 30 millions de francs.

Au Panama aussi

Selon "Le Matin Dimanche" et la "SonntagsZeitung", qui ont révélé l'affaire, M. Martynenko aurait ouvert plusieurs comptes au sein de la banque Hottinger, ainsi que sur des sociétés-écrans au Panama.

M. Martynenko, un proche de l'actuel Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, n'aurait cessé ces dernières années de naviguer entre les partis au pouvoir en Ukraine, fort de son poste à haute responsabilité de président de la Commission pour l'énergie, la politique nucléaire et la sûreté nucléaire. Il était déjà en poste sous l'ancien président Viktor Ianoukovitch et a gardé sa position avec l'arrivée du président Petro Porochenko en 2014.

Subterfuge

Les versements suspects déposés sur les comptes en Suisse datent de 2013, au moment où d'importants mandats ont été attribués par l'Ukraine pour assurer la maintenance de la quinzaine de ses réacteurs nucléaires de fabrication russe.

Selon un expert nucléaire de Greenpeace, Jan Havercamp, cité par les deux quotidiens dominicaux, un mandat a alors été attribué sans appel d'offres à une société basée en République tchèque dans le but de montrer aux Occidentaux que l'Ukraine privilégiait "l'Ouest" plutôt que la Russie. Or, selon cet expert, la société tchèque en question était précisément "contrôlée" par un gros groupe industriel russe lui-même piloté par une entreprise nucléaire étatique russe.

La banque Hottinger aurait bloqué de l'argent en 2013, alors que les sommes s'accumulaient sur le compte M. Martynenko. Trente millions de francs seraient toujours bloqués en Suisse. Selon les deux journaux, une perquisition aurait été opérée en décembre au siège de l'entreprise tchèque sise à Pilsen, auquel aurait participé des agents de la police suisse. Des documents et des ordinateurs auraient été saisis, dont l'analyse serait toujours en cours.

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ATS