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Alexeï Navalny avait été condamné lundi à 15 jours de détention pour avoir refusé d'obtempérer aux policiers et à une amende de 20'000 roubles pour avoir organisé une manifestation non autorisée (archives).

KEYSTONE/AP/DENIS TYRIN

(sda-ats)

Les collaborateurs de l'opposant russe Alexeï Navalny ont tous été condamnés mardi à de courtes périodes de détention ou à des amendes. Ils ont été arrêtés comme lui dimanche après des manifestations d'une rare ampleur à travers la Russie.

Les 13 membres du Fonds de lutte contre la corruption (FBK) étaient jugés pour refus d'obtempérer aux policiers lors de leur arrestation, a déclaré sur son site Alexeï Navalny. Ils ont été arrêtés dimanche dans les locaux de l'association dirigée par l'opposant.

Dix d'entre eux ont écopé de sept jours de détention. Un de leurs collègues a été condamné à cinq jours et deux autres à des amendes de 1000 roubles (environ 17 francs) chacun. Un autre membre du FBK, Nikolaï Liaskine, arrêté alors qu'il manifestait dans le centre de Moscou, a été condamné à 25 jours de prison.

Plus de 1000 arrestations

Alexeï Navalny avait été condamné lundi à 15 jours de détention pour avoir refusé d'obtempérer aux policiers. Il avait également écopé d'une amende de 20'000 roubles (347 francs) pour avoir organisé une manifestation non autorisée.

Au moins 1030 personnes avaient été arrêtées à Moscou et des dizaines d'autres en province lors de ces manifestations contre la corruption. La très grande majorité des personnes ont été libérées dans la nuit de dimanche à lundi.

Alexeï Navalny a publié début mars un rapport accusant le Premier ministre Dmitri Medvedev de se trouver à la tête d'un empire immobilier. Cette enquête très étayée, présentée sous la forme d'un film de 50 minutes, vu 13 millions de fois sur Youtube, accuse M. Medvedev de se trouver à la tête d'un empire immobilier financé par les oligarques du pays.

A la suite de la publication de cette enquête, "la plus importante" jamais menée par le FBK selon M. Navalny, l'opposant avait appelé la population à manifester pour exiger des réponses du Premier ministre, qui fut également président de 2008 à 2012.

ATS

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