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Le régime syrien a intensifié ses assauts jeudi contre les rebelles au moment même où l'ONU confirmait que Damas avait jusqu'au 10 avril pour retirer ses chars des villes. Un cessez-le-feu total interviendrait 48 heures plus tard.

Jeudi, l'armée a attaqué Douma, près de Damas, et bombardé des localités des provinces de Homs (centre), Idleb (nord-ouest), Alep (nord) et Deraa (sud). Ces attaques auraient provoqué la mort de 18 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres.

Devant l'assemblée générale de l'ONU à New York, l'envoyé des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a annoncé que Damas l'avait informé d'un "retrait partiel" de ses troupes de trois villes rebelles - Idleb, Deraa et Zabadani, près de Damas. M. Annan a aussi répété que les hostilités devaient cesser au plus tard le 12 avril.

Respecter le délai

A une semaine de cette échéance, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une déclaration demandant à Damas de respecter ce délai pour cesser ses principales opérations militaires le 10 avril et à l'opposition syrienne de faire de même au plus tard 48 heures plus tard.

Dans cette déclaration, le Conseil se déclare prêt, si ces conditions sont respectées, à autoriser le déploiement d'observateurs de l'ONU.

Visiter les prisons

Une mission exploratoire d'une dizaine de membres, dépêchée par Kofi Annan et dirigée par le général norvégien Robert Mood, est arrivée jeudi à Damas pour discuter du déploiement de cette mission. Cette opération requerrait une résolution du Conseil de sécurité.

Damas s'est engagé à appliquer le plan de M. Annan mais à condition que les rebelles, que le régime qualifie de "terroristes", cessent au préalable leurs attaques. Les insurgés affirment de leur côté qu'ils ne déposeront pas les armes avant un retrait des troupes.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé qu'il pourrait visiter des prisons en Syrie en vertu d'un accord conclu avec les autorités. Une première visite doit avoir lieu à la prison centrale d'Alep, mais la date n'a pas été précisée.

ATS