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Urs Breitmeier, le directeur général de Ruag a expliqué le tassement de la rentabilité par plusieurs éléments uniques et isolés (archives)

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Dans la tourmente à l'image de La Poste, Ruag a vu sa rentabilité chuter l'an passé. Malgré des revenus en hausse, le groupe bernois contrôlé par la Confédération et actif dans la défense et l'aéronautique a vu son bénéfice plonger de 22,8% à 89 millions de francs.

S'exprimant devant la presse réunie à Zurich, Urs Breitmeier, le directeur général du groupe sis à Berne a expliqué le tassement de la rentabilité par plusieurs éléments uniques et isolés. Ruag, qui célèbre cette année les 20 ans de sa fondation, a notamment souffert des charges liées à la restructuration du secteur des systèmes terrestres.

La rentabilité a aussi subi l'impact de la réévaluation de coûts et de revenus de différents projets dans la division Defence, active dans l'armement. De plus, Ruag a dû faire front à la baisse des ventes de munitions pour les tireurs sportifs aux Etats-Unis ainsi que du report de livraisons de structures d'avions.

S'y sont encore ajoutées les charges liées aux trois acquisitions opérées sur la période sous revue. L'entreprise bernoise a ainsi acquis la société italienne Turfer di Turelli Luca & C., la Britannique Clearswift et la suédoise Gyttorp. Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a pour sa part dégringolé de 21,5% à 119 millions de francs.

Ventes en hausse

Côté revenus, l'évolution s'est cependant révélée nettement plus favorable. Le chiffre d'affaires net a ainsi augmenté de 5% en l'espace d'un an à 1,95 milliard de francs. A fin décembre, le groupe employait au total 9189 collaborateurs, dont près de 4500 en Suisse, contre 8734 douze mois plus tôt.

Au lendemain de perquisitions ordonnées par le Ministère public de la Confédération (MPC) dans les locaux de l'entreprise suite à une plainte de cette dernière, M. Breitmeier a noté que cette histoire est désagréable. Il s'est montré déçu qu'un cadre de la société ait violé les règles internes de bonne conduite.

M. Breitmeier n'a pas souhaité fournir trop de détails du fait que le MPC a ouvert une enquête pénale pour violation de la loi sur le matériel de guerre et gestion déloyale. Le directeur général de Ruag a cependant indiqué que l'entreprise a livré des munitions aux services de sécurité du président russe Vladimir Poutine avant que des sanctions internationales ne visent la Russie.

Ces livraisons ont obtenu le feu vert du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). M. Breitmeier a ajouté que Ruag n'a en revanche pas fourni de fusils de précision, ni de systèmes pour hélicoptères à la Russie.

Dessous-de-table

Selon la Handelszeitung, un cadre de la division munitions de la Ruag Ammotec ainsi que le responsable de la Russie du gestionnaire de fortune Julius Baer auraient fait, dans le dos de leurs employeurs, du commerce d'armes pour des millions. Le trafic porterait sur des équipements techniques et des armes pour le service de sécurité du président russe Vladimir Poutine.

Toujours selon la Handelszeitung, des dessous-de-table auraient été versés. La banque zurichoise a aussi suspendu l'employé concerné et ouvert une enquête interne.

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ATS