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Les banques axées sur le marché intérieur ont "de nouveau accru leur propension au risque ces dernières années", avertit Thomas Jordan (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Dix ans après l'éclatement de la crise financière mondiale, l'économie a repris du poil de la bête en 2017, se réjouit le président de la BNS Thomas Jordan. Reste qu'au vu du contexte toujours fragile, l'institut d'émission va poursuivre sa politique expansionniste.

"Certes, l'inflation affiche un taux se situant dans la fourchette que la Banque nationale suisse (BNS) assimile à la stabilité des prix", admet Thomas Jordan dans la version écrite d'un discours prononcé vendredi lors de l'assemblée générale de la banque centrale. L'utilisation des capacités de production a, elle aussi, "continué d'augmenter dans l'économie".

Par contre, "le renchérissement demeure faible et les pressions à la hausse sur les prix sont toujours modestes". Par conséquent, à ce stade, "un resserrement des conditions monétaires serait prématuré et compromettrait inutilement la dynamique positive.

Optimisme mesuré

En 2017, la situation économique s'est constamment améliorée en Suisse, constate le président de la BNS. Au quatrième trimestre, le produit intérieur brut réel dépassait de 1,9% le niveau auquel il s'était inscrit un an auparavant. Et pour la première fois, l'inflation a évolué en zone positive. Quant au franc, il a presque retrouvé sa valeur d'avant la suppression du cours plancher en janvier 2015.

"Nous pouvons être optimistes", estime Thomas Jordan. "Mais l'euphorie n'est pas encore de mise." L'apaisement enregistré sur le marché des changes "n'a écarté ni les défis à court terme, de nature conjoncturelle, ni ceux à long terme, de nature structurelle". Les pressions résultant de la concurrence internationale "sont aussi fortes aujourd'hui qu'elles l'étaient avant l'éclatement de la crise".

Prise de risque accrue

Près de dix ans après que la BNS s'est vu contrainte - conjointement avec la Confédération et la FINMA - de prendre des mesures pour stabiliser l'UBS et le système financier suisse, Thomas Jordan a souhaité tirer un bilan des actions mises sur pied afin de renforcer la résilience des banques suisses. "Nous pouvons être confiants sur ce point également."

Pour mémoire, la Suisse a pris en la matière des dispositions allant au-delà de celles fixées par les instances de réglementation internationales. Ce zèle s'explique par l'importance de la place financière du pays au regard de la taille de son économie: le secteur bancaire génère directement environ 5% de la valeur ajoutée et emploie plus de 115'000 personnes.

En ce qui concerne les banques axées sur le marché intérieur, Thomas Jordan constate que dans la plupart des cas, leur dotation en liquidités et en fonds propres "dépasse nettement les exigences minimales". Néanmoins, elles ont "de nouveau accru leur propension au risque ces dernières années, notamment en raison du contexte de taux d'intérêt bas".

Du côté des grandes banques, le président de la BNS observe une amélioration constante de la dotation en fonds propres et de la capacité à supporter des pertes en cas d'assainissement ou de liquidation. En effet, des filiales nationales ont été créées aussi bien par UBS que par Credit Suisse afin que les fonctions d'importance systémique puissent être assumées même en cas de crise.

Il reste pourtant du pain sur planche: à court terme, il faut "achever la constitution de fonds susceptibles de couvrir les pertes en cas de liquidation". D'autre part, d'ici 2019, les unités helvétiques des deux grandes banques devront disposer d'une importance opérationnelle et financière accrue par rapport au reste de l'établissement. "Une certaine humilité" s'impose donc encore.

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ATS