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Parmi les dissidents incarcérés actuellement figure l'artiste graffeur Danilo Maldonado, dit "El Sexto", détenu depuis le 26 novembre après avoir peint sur des murs des messages se référant au décès de Fidel Castro (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/ALEJANDRO ERNESTO

(sda-ats)

La Commission cubaine des droits de l'Homme (CCDH), seule organisation dissidente à tenir un décompte des arrestations d'opposants à Cuba, a dénombré en 2016 près de 10'000 détentions "arbitraires" de courte durée. Du jamais vu depuis 2010.

Selon ce groupe interdit mais toléré par les autorités cubaines, les quatre premiers mois de l'année furent les plus marqués par la répression, notamment en marge de la visite du président américain Barack Obama en mars (1416 arrestations).

Les mois de novembre et décembre ont en revanche enregistré beaucoup moins de détentions. De nombreux dissidents ont notamment suspendu leurs activités après le décès de Fidel Castro fin novembre.

Dans son décompte transmis jeudi à l'AFP, la CCDH n'a pas précisé quel était le nombre de dissidents actuellement incarcérés sur l'île, mais a expliqué qu'elle "suivait la situation" de plusieurs d'entre eux. En juin dernier, l'organisation dénombrait un total de 82 détenus de conscience ou pour crimes contre l'Etat.

Parmi eux, elle a cité l'artiste graffeur Danilo Maldonado, dit "El Sexto", détenu depuis le 26 novembre après avoir peint sur des murs des messages se référant au décès de Fidel Castro. "El Sexto" a été qualifié en décembre de "prisonnier de conscience" par Amnesty international, qui réclame sa libération.

La CCDH s'est aussi déclarée "préoccupée" par le maintien en détention depuis novembre d'Eduardo Cardet, coordinateur national du Mouvement Chrétien Libération, fondé par le dissident Oswaldo Paya, décédé en 2012 dans un accident de la route.

"Mercenaires" manipulés

Interdite par les autorités et privée d'accès aux médias officiels, la dissidence est considérée par les autorités cubaines comme un groupement de "mercenaires" manipulés par des intérêts étrangers.

Depuis la deuxième moitié des années 1990, les autorités cubaines ont moins recours aux lourdes condamnations. Elles leur préférent les détentions de moins de 48 heures pour des délits tels que le "trouble à l'ordre public".

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ATS