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Les correspondants de nuit interviennent jusque vers 02h00 du matin.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Lausanne va augmenter le nombre de personnes qui sillonnent ses parcs et ses rues durant la nuit pour prévenir et réduire les incivilités. Le dispositif a prouvé son efficacité, estime la municipalité qui veut pérenniser cette unité.

"Il y a moins de bruit, moins de déchets et moins de signalements à la police. Les objectifs ont été atteints dans une belle mesure", a expliqué mercredi le municipal Pierre-Antoine Hildbrand.

Depuis octobre 2015, une équipe de sept correspondants de nuit intervient en duo ou en trio du jeudi au samedi soir, entre 18h00 et 02h00. Ils apportent une réponse non-policière aux incivilités. La ville propose de faire passer leurs effectifs à environ 14 personnes à temps partiel. On passerait ainsi de 6 à 9,6 ETP.

Très positif

Pierre-Antoine Hildbrand et Vincent Léchaire, le responsable de l'unité, ont tiré un bilan très positif de leur engagement, après bientôt deux ans d'activité. Leur travail a un impact sur la quantité de déchets abandonnés dans l'espace public, sur les nuisances sonores et les déprédations. Et la méthode est juste: sont privilégiés le dialogue et la responsabilisation des noctambules, pas les sanctions.

"Nous sommes hyper-attentifs à ce qui se passe", explique Vincent Léchaire. "Le courant passe bien. Si on y va d'une manière positive, si on est courtois et pas dans la moralisation mais dans la responsabilisation, cela se passe très bien", a-t-il ajouté. Le public-type abordé est âgé de 18 à 25 ans en majorité. Une personne sur dix est mineure.

Désamorcer des bagarres

Le projet-pilote, inspiré d'expériences concluantes menées à Zurich et à Berne, avait vu le jour pour apaiser les nuits lausannoises, source de fréquents affrontements. La présence de ces travailleurs de nuit a permis de désamorcer 48 bagarres. La police a été appelée 13 fois en renfort, soit environ une fois tous les deux mois.

Deux études ont évalué l'impact du dispositif et concluent à son efficacité. Dès le 1er janvier 2018, la municipalité souhaite doter cette unité d'effectifs supplémentaires. Leur périmètre d'action sera étendu hors du centre-ville. Ils pourront être directement sollicités par la police, les centres de loisirs ou d'autres intervenants. Jours et horaires d'intervention seront plus flexibles.

ATS