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Conflit israélo-palestinien, coopération africaine et crise européenne, le deuxième jour du Forum économique mondial (WEF) s'est révélé copieux. Le Premier ministre britannique David Cameron a critiqué avec virulence le projet franco-allemand de taxe sur les transactions financières.

"Ce projet, à un moment où nous nous efforçons d'assurer la croissance de nos économies, est tout simplement de la folie", a déclaré jeudi à Davos (GR) David Cameron, qui défend la place financière londonienne.

Selon la Commission européenne, cette taxe réduirait de quelque 200 milliards de dollars le produit intérieur brut (PIB) de l'Union européenne et entraînerait la perte de 500'000 emplois. Elle contraindrait, de plus, environ 90% d'opérateurs sur certains marchés financiers à quitter l'UE, a invoqué M. Cameron.

Bruxelles réfute

Bruxelles a aussitôt réfuté les arguments du Premier ministre britannique. L'étude mentionnée par David Cameron a été sortie de son contexte, a réagi un porte-parole de la Commission. Si les revenus générés par cette taxe sont recyclés de manière intelligente dans l'économie, il n'y aura aucun impact négatif sur la croissance et l'emploi, a-t-il ajouté.

Ce projet, cher au président français Nicolas Sarkozy, est également défendu par Angela Merkel. La chancelière allemande souhaite toutefois une solution européenne en la matière.

Intégration économique

L'Union européenne doit aller beaucoup plus loin dans son intégration économique et financière. Dans ce cadre, une banque centrale commune qui soutienne le système financier et monétaire, un système de transferts budgétaires et des euro-obligations pour affronter les déséquilibres entre les différents pays de l'UE sont notamment essentiels, d'après M. Cameron.

La Grande-Bretagne n'a pas rejoint la zone euro, mais souhaite que celle-ci réussisse économiquement et politiquement, a dit le Premier ministre. Elle fait partie de l'Union européenne non pas par défaut, mais par choix, et ne va pas la quitter, a-t-il assuré.

ATS