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En six mois, près de 1700 Afghans sont morts victimes des violences qui secouent leur pays (archives)

KEYSTONE/AP/HAMED SARFARAZI

(sda-ats)

Trente à 50 Afghans d'un district reculé du pays sont morts dans une attaque dénoncée par le président Ashraf Ghani. La confusion règne quant à l'identité des agresseurs. Accusés, les talibans ont fermement démenti avoir tué des civils.

"Les terroristes criminels ont de nouveau tué des civils, des femmes et des enfants dans le district de Sayyad, dans la province de Sare-Pul, ajoutant à leurs crimes", accuse le président dans un communiqué, sans avancer de bilan. Les assaillants ont pris un avant-poste des autorités pour cible et brûlé trente maisons, a précisé un porte-parole du gouverneur de la province de Sar-e Pul, Zabihullah Amani.

Dimanche après-midi, le gouverneur de la province de Sare-Pul, Mohammad Zaher Wahdat a affirmé devant la presse que "30 à 40 personnes ont été massacrées par des terroristes qui ont pris le contrôle d'un village chiite", Mirza Olang, au terme de quarante-huit heures de combats.

"Selon nos premières informations, 30 à 40 innocents dont des femmes, des enfants et des vieillards ont été brutalement abattus et des mosquées incendiées". Un nombre inconnu de villageois ont été également emmenés comme otages, a poursuivi le gouverneur, mais ces assertions n'ont pas pu être confirmées de sources indépendantes.

Les forces de sécurité afghanes et des avions de combat ont été envoyés sur place, a précisé un responsable du gouvernement à Kaboul.

"Propagande" dénoncée par les talibans

Mis en cause par le gouvernement, les talibans, dans un communiqué de victoire confirmant la prise du village, ont "fermement démenti avoir causé des victimes civiles" et dénoncé "une vaine propagande de l'ennemi".

Les talibans et le groupe Etat islamique ont tous deux des combattants à Sare-Pul mais seuls les talibans ont revendiqué une victoire dimanche, affirmant avoir "tué 28 policiers de l'ALP", la police auxiliaire des campagnes, "dont les corps ont été remis aux familles".

Accusations

Fin juillet, la présidence afghane avait déjà accusé les talibans d'avoir massacré 35 patients et membres du personnel et d'avoir incendié un hôpital en marge de violents combats dans un district isolé de la province de Ghor (centre-ouest), elle-même excentrée.

Un porte-parole provincial et le ministère de la Santé avaient par la suite contredit les déclarations du porte-parole de la présidence et de plusieurs responsables locaux quand ils avaient enfin pu déployer du personnel sur le terrain.

Près de 1700 tués

Les autorités et les forces régulières sont confrontées à une offensive tous azimuts des insurgés qui multiplient les attaques et enfoncent les lignes de front notamment dans le nord.

Les violences se sont multipliées cette année dans tout le pays, avec des dizaines de morts enregistrées quotidiennement. Près de 1662 civils ont été tués dans la première moitié de l'année et 3581 autres blessés, selon les Nations unies.

ATS