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Gare à ne pas se tromper de méduse en Chine (archives)

KEYSTONE/EPA/JEROME FAVRE

(sda-ats)

En Chine, la méduse "artificielle" rejoint la longue liste des produits alimentaires frelatés. La police en a saisi plus d'une tonne.

L'animal est un mets apprécié pour sa texture croquante. Il est souvent servi découpé et mariné dans un mélange de vinaigre, de sel et d'une pointe de sucre. Or, de la fausse méduse fabriquée à partir de produits chimiques a été retrouvée sur un marché d'alimentation de Huzhou, dans la province côtière du Zhejiang (est). C'est ce qu'a indiqué mercredi le gouvernement local sur son site internet.

Basés dans la province voisine du Jiangsu (est), les fournisseurs avaient déjà pu écouler plus de 10 tonnes de marchandises avant d'être arrêtés. Ils avaient empoché plus de 170'000 yuans (25'500 francs), selon la même source.

Six suspects ont été interpellés lors de deux descentes de police. L'enquête se poursuit, ont annoncé les autorités locales.

Ces ersatz de méduses affichent un taux élevé d'aluminium. La consommation prolongée de cet élément peut altérer les os et les nerfs. Elle peut également conduire à des pertes de mémoire et à un déclin des facultés mentales.

Scandales alimentaires fréquents

La Chine est régulièrement confrontée à des scandales alimentaires comme ceux concernant l'huile alimentaire recyclée, l'alcool au Viagra ou encore les raviolis à l'insecticide. Des explications peuvent être trouvées dans le fait que certaines entreprises chinoises, parfois avec la complicité d'officiels corrompus, ignorent les normes principalement par appât du gain.

L'affaire la plus retentissante reste celle du lait contaminé à la mélamine. En 2008, il avait provoqué la mort de six enfants et rendu malades 300'000 autres.

Deux agriculteurs avaient été exécutés après le scandale. Et des officiels avaient été sanctionnés ou limogés, dont le chef de l'autorité de supervision des produits pharmaceutiques et alimentaires Li Changjiang. Cependant, nombre d'entre eux avaient ensuite été nommés à d'autres postes gouvernementaux, voire promus, avait rapporté en 2014 la presse chinoise.

ATS