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Les auteurs de l'étude s'interrogent sur les normes actuelles en matière de réglementation des médicaments (archives).

KEYSTONE/AP/ANDY WONG

(sda-ats)

Plus de la moitié des médicaments anticancéreux mis sur le marché dans l'UE entre 2009 et 2013 n'ont pas prouvé qu'ils amélioraient la survie ou la qualité de vie des patients par rapport à ceux existants, voire à des placebos. Cette situation peut nuire aux patients.

Elle peut en effet "entraîner un important gaspillage de ressources publiques", conclut une étude publiée jeudi par l'équipe de spécialistes en santé publique du King's College de Londres et de la London School of Economics. Elle pose aussi de "sérieuses questions sur les normes actuelles en matière de réglementation des médicaments".

Au cours des cinq années étudiées, 48 nouveaux anticancéreux ont reçu l'autorisation de mise sur le marché de l'agence européenne du médicament, dans 68 indications différentes, relève l'étude publiée dans la revue britannique The British Medical Journal.

57% pas meilleurs

Sur ces 68 nouveaux traitements, 39 (soit 57%) ont reçu le feu vert sans avoir démontré une amélioration de la durée ou de la qualité de vie des patients, soit par rapport à des placebos (pour 20 d'entre eux), soit par rapport aux traitements existants (pour 11), affirment les auteurs. L'un des traitements donnait même de moins bons résultats que les molécules déjà présentes sur le marché.

Les huit qui restent n'ont pas été comparés à quoi que ce soit, "de sorte que nous ne savons pas s'ils améliorent la survie ou la qualité de vie des patients", a expliqué l'un des auteurs de l'étude, Courtney Davis, du King's College de Londres.

Beaucoup ont été autorisés sur la base de résultats trop préliminaires pour conclure à un bénéfice sur le patient, analysent les chercheurs. Et même pour les études concluant à des gains de durée de vie, "ces derniers étaient souvent marginaux", ajoutent-ils.

Interrogée par l'AFP, l'Agence européenne du médicament a souligné avoir "largement discuté des preuves étayant les médicaments anticancéreux" et être ouverte à tout "nouveau débat" sur le sujet.

"Le constat fait par cette équipe est celui que nous faisons au fil des numéros de Prescrire", a commenté le directeur éditorial de cette revue indépendante française. Il souligne qu'une étude de 2015 dressait déjà le même constat pour les Etats-Unis.

Les espoirs suscités par ces nouveaux traitements chez les patients concernés "sont le plus souvent déçus", ajoute-t-il, en pointant "les effets indésirables subis et les prix exorbitants demandés par les firmes, pressées d'obtenir du retour sur investissement avant que la déception soit flagrante".

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ATS