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L'article 30 de la loi sur les étrangers permet aux cantons de déroger aux conditions d'admission lorsqu'un candidat à l'immigration représente des "intérêts publics majeurs" (photo symbolique).

Keystone/GABRIELE PUTZU

(sda-ats)

Depuis 2008, les cantons on accordé un livret B à 523 étrangers "financièrement intéressants". A eux seuls, les Russes en ont obtenu 165, soit près du tiers (31,5%). Les ressortissants turcs arrivent en deuxième place avec 36 permis B (7%).

Au total, fin 2016, ce sont les citoyens américains qui occupaient la troisième place avec 21 livrets B, juste devant les Canadiens (20). Venaient ensuite les Brésiliens (17), les Serbes (16) et les Ukrainiens (15), selon les chiffres du Secrétariat d'Etat aux migrations publiés vendredi par l'Aargauer Zeitung.

L'article 30 de la loi sur les étrangers (LEtr) permet aux cantons de déroger aux conditions d'admission lorsqu'un candidat à l'immigration représente des "intérêts publics majeurs". Il s'agit généralement d'intérêts financiers, à savoir une contribution fiscale, souligne Martin Reichlin, chef suppléant de l'information au SEM. Et les cantons sont libres de déterminer leur "intérêt".

Cantons frontaliers

Le Tessin, Genève et Zurich sont ceux qui recourent le plus à cette possibilité: à fin 2016, ces trois cantons avaient octroyé au total 332 livrets B, soit environ deux tiers des autorisations (63%). Avec 200 permis accordés (38% du total), c'est le Tessin qui a le plus souvent remarqué les "intérêts publics majeurs" que représentent certains contribuables en devenir.

En deuxième position, Genève a délivré 91 livrets B. Zurich figure à la troisième place avec 41 permis. Suivent Zoug (33), Vaud (30), Obwald (22) et le Valais (20).

A noter que les citoyens des grands pays voisins de la Suisse ont été relativement peu nombreux à obtenir un livret B pour "intérêts publics majeurs": depuis 2008, seuls 5 Français, 2 Allemands et 1 Italien se vus remettre le sésame sur cette base.

ATS

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