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Le processus de paix d'Astana, mené en parallèle à celui politique de Genève, vise à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 330'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés en six ans (image d'illustration).

Keystone/EPA/YOUSSEF RABIH YOUSSEF

(sda-ats)

De nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie se sont ouverts lundi à Astana, la capitale du Kazakhstan, ont annoncé les autorités kazakhes. Ils doivent permettre de discuter notamment de la situation humanitaire jugée de plus en plus préoccupante.

Il s'agit du septième round de ces négociations parrainées par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles. Annoncée sur deux jours, cette nouvelle rencontre prévoit des consultations à huis clos lundi et une déclaration à la presse mardi, selon la diplomatie kazakhe.

L'émissaire du Kremlin pour ces négociations, Alexandre Lavrentiev, a assuré aux journalistes à l'issue de la première journée de consultations qu'un règlement politique était possible en Syrie. Le président syrien Bachar al-Assad "a confirmé qu'il était prêt à (...) la préparation d'une nouvelle Constitution et à l'organisation d'élections législatives et présidentielle sur cette base", a-t-il souligné.

M. Lavrentiev a également dit que la Russie était prête à accueillir un "congrès des peuples de Syrie" impliquant à la fois le régime et l'opposition. La date et l'endroit où aurait lieu ce congrès restent à déterminer.

"Zones de désescalade"

Le processus de paix d'Astana se concentre sur les questions militaires et techniques et se déroule en parallèle à celui, politique, de Genève. Il vise à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 330'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés en six ans.

Il a abouti notamment à la mise en place de quatre "zones de désescalade" en Syrie: dans les régions d'Idleb (nord-ouest), de Homs (centre), dans la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le sud du pays.

En octobre, des organisations internationales se sont cependant inquiétées de la situation humanitaire dans la Ghouta orientale. L'Unicef a affirmé que plus de 1100 enfants ont souffert ces trois derniers mois de malnutrition aiguë dans cette zone tenue par les rebelles et assiégée par le régime.

Pourparlers à Genève fin novembre

Lors de la dernière rencontre mi-septembre, la Russie et la Turquie avaient annoncé un accord pour déployer ensemble des forces de maintien de l'ordre dans l'une de ces zones, à Idleb.

Un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie à Genève est prévu pour se tenir à partir du 28 novembre sous l'égide de l'ONU.

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ATS