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La migration de longue durée n'est plus la norme en Suisse, observent les chercheurs (image symbolique).

Keystone/SAMUEL TRUEMPY

(sda-ats)

Le profil des migrants s'est modifié ces dernières années. De plus en plus de personnes bien formées séjournent quelques années en Suisse, avant de regagner leur pays d'origine. Une nouvelle plate-forme décode le paysage de la migration.

Cela fait plusieurs années que des données sont récoltées sur le profil, le niveau de formation et la durée de séjour des migrants. Il apparaît aujourd'hui que les mouvements migratoires sont bien plus fluides que ce que l'on pensait. Telles sont les conclusions de l'équipe de recherche "nccr – on the move", basée à l’Université de Neuchâtel.

Une nouvelle plate-forme mise en ligne permet d'éclairer de nouvelles facettes du phénomène, indique l'université dans un communiqué mardi. L'équipe a pu reconstruire les trajectoires des migrants, en croisant différentes bases de données statistiques de l’Office fédéral de la statistique (OFS) et du Secrétariat d’État aux migrations (SEM).

Mobilité accrue

Si les séjours de longue durée étaient plutôt la norme autrefois, on observe aujourd'hui que la tendance a évolué vers une mobilité accrue. On constate ainsi que la plupart des migrants sont des personnes hautement qualifiées, qui quittent la Suisse au bout de quelques années d'activité professionnelle.

En analysant la trajectoire d’un groupe de personnes entrées en Suisse en 1998, les chercheurs remarquent qu’une moitié d’entre elles est repartie après 16 ans. Cela atteste d'une plus grande fluidité du phénomène, analysent-ils.

Raisons professionnelles

Les indicateurs disponibles montrent aussi que les immigrants sont principalement motivés par des raisons professionnelles. Ainsi, la moitié des autorisations de séjour sont-elles accordées à des personnes qui ont trouvé une place de travail en Suisse.

Plus de cinquante pourcents des personnes qui étaient en âge de travailler lors de leur arrivée en Suisse disposaient de plus d'un diplôme de niveau universitaire. C'est aussi vrai des personnes issues de pays comme l'Italie ou l'Espagne, d'où proviennent traditionnellement un grand nombre de migrants.

Les requérants d'asile: une exception

La moitié des personnes arrivées en Suisse entre 1991 et 2015 étaient issues d'un pays européen. L'Allemagne vient en tête des pays de provenance, suivie du Portugal, de l'Italie et de la France.

Les requérants d'asile ne constituent que 2,3 pourcents des quelque 2 millions d'étrangers installés en Suisse, indique l'équipe de recherche. La plate-forme intitulée "Migration-Mobility Indicators" s'adresse aux autorités ainsi qu'aux citoyens et aux médias.

http://nccr-onthemove.ch/indicators

ATS