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De Séville à Bordeaux: toujours le même vainqueur

Et à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne ! Encore plus à la loterie des penalties.

Samedi soir à Bordeaux, les Champions du monde sont sortis pour la sixième fois de rang victorieux d'une telle série. Après avoir perdu la première lors de la finale du Championnat d'Europe 1976 contre la Tchécoslovaquie et ce diable d'Antonin Panenka, la "Mannschaft" a tour à tour battu la France à Séville en 1982, le Mexique à Monterrey en 1986, l'Angleterre à Turin en 1990 et à Wembley en 1996, l'Argentine à Berlin en 2006 et enfin l'Italie à Bordeaux en quart de finale de l'Euro 2016 grâce à la réussite du... dix-huitième frappeur de cette séance improbable, le latéral de Cologne Jonas Hector.

Au cours de cette série, trois frappeurs allemands se sont retrouvés le dos au mur: Mats Hummels, Joshua Kimmich et Jérôme Boateng. Si l'un d'entre eux avait échoué, l'Italie aurait été qualifiée. Et pourtant, les trois hommes ne pouvaient pas être vraiment sereins au moment de défier Gigi Buffon. Hummels avait écopé d'un carton jaune synonyme de suspension pour une éventuelle demi-finale, Kimmich était pratiquement un néophyte à ce niveau et Boateng avait provoqué dans le temps réglementaire l'un des penalties les plus stupides de sa carrière avec cette main pour un superbe contre de basketteur.

Deux hommes dans le dur

Pourtant, les trois frappeurs n'ont pas failli. Ni le poids de l'histoire - jamais l'Allemagne n'avait battu l'Italie dans une phase finale - et ni l'immense valeur du gardien adverse n'ont apparemment semé le doute dans l'esprit des trois hommes. Cette force de caractère qui est leur marque de fabrique, les Champions du monde en auront encore bien besoin jeudi à Marseille. Ils devront livrer cette demi-finale sans leur meilleur défenseur - Hummels - et peut-être sans Khedira et Gomez, tous deux sortis sur blessure samedi. Joachim Löw prie désormais pour que Thomas Müller, auquel il accorde un crédit sans limites, sorte enfin de sa torpeur. Si brillant il y a deux ans au Brésil, le joueur du Bayern Munich - qui a raté son penalty samedi soir - traverse cet Euro comme un véritable "fantôme".

Thomas Müller n'est pas l'unique joueur qui fait débat au sein de la "Mannschaft". Introduit au quart d'heure de jeu pour Khedira touché aux adducteurs, Bastian Schweinsteiger - qui a aussi raté son penalty - n'est plus vraiment à bientôt 32 ans - il les fêtera le 1er août - un joueur qui peut peser dans un tel match. On comprend mieux pourquoi Pep Guardiola ne s'est vraiment pas opposé l'an dernier à son départ à Manchester United, où il aura connu une saison bien terne. Mais on ne peut imaginer une seule seconde que Joachim Löw se prive jeudi soir des deux joueurs emblématiques de sa sélection. S'il le faisait, il risque de s'aliéner une bonne partie du vestiaire.

L'autel du réalisme

Jeudi soir, Joachim Löw abandonnera très certainement cette défense à trois qu'il a alignée contre l'Italie. "Face à des Italiens qui jouent avec deux attaquants dans l'axe et deux joueurs de couloir vraiment capables de percer, il aurait été suicidaire de défendre à quatre contre quatre, explique le sélectionneur. Dans mon esprit, jouer avec trois centraux contre l'Italie était une évidence." Ce choix dicté par la prudence a imposé le "sacrifice" du plus talentueux des attaquants allemands, Julian Draxler. Jeudi, le joyau de Wolfsburg devrait retrouver sa place pour redonner aux Champions du monde un certain panache qu'ils avaient abandonné samedi à Bordeaux sous l'autel du réalisme. Mais comment les en blâmer. A la fin, n'est-ce pas toujours eux qui gagnent ?

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