Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Demande de grâce de l'ex-président Fujimori, emprisonné et malade

Des partisans de l'ex-président du Pérou Fujimori demandent sa libération (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/ERNESTO ARIAS

(sda-ats)

L'ancien président du Pérou Alberto Fujimori, 77 ans, qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crime contre l'humanité, a déposé une demande de grâce. Ses partisans manifestent pour qu'il fasse l'objet d'une mesure de clémence pour raisons médicales.

"Alberto Fujimori a présenté un recours en grâce auprès du ministère de la Justice. Il sera transmis conformément à la Constitution et à la loi", a déclaré samedi sur son compte Twitter le président du Conseil des ministres, Pedro Cateriano.

Les motifs invoqués dans cette demande n'ont pas été précisés.

En 2013, la famille de l'ancien dirigeant avait déjà formulé une demande de grâce, repoussée par le président Ollanta Humala au motif que l'état de santé de M. Fujimori n'était pas jugé assez grave pour qu'il en bénéficie. Une telle grâce relève des prérogatives présidentielles, selon la législation péruvienne.

Vendredi soir, des centaines de partisans de l'ancien président ont défilé dans le centre de Lima pour réclamer sa mise en liberté, en rappelant la lutte qu'il avait menée contre la guérilla maoïste du Sentier lumineux.

Problèmes de langue

Alberto Fujimori, au pouvoir de 1990 à 2000, avait été transféré en urgence le mois dernier dans une clinique en raison d'hypertension et de douleurs à la langue. M. Fujimori a déjà été hospitalisé ces derniers mois pour divers problèmes de santé, en particulier un cancer de la langue, et avait été transféré à plusieurs reprises ces dernières années de sa prison vers une clinique.

Sa fille Keiko, 41 ans, a été battue de justesse en juin dernier à l'élection présidentielle face au candidat de centre droit Pedro Pablo Kuczynski.

En 2009, Alberto Fujimori avait été condamné à 25 ans de prison pour avoir commandité deux massacres perpétrés par un escadron de la mort en 1991-1992 au cours desquels 25 personnes avaient été assassinées, dont un enfant, dans le cadre de la lutte contre le Sentier lumineux.

Mots clés

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.