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Le leader pro kurde Selahattin Demirtas a comparu pour la première fois devant un tribunal près d'Ankara dans le cadre de son principal procès pour activités "terroristes" (archives).

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Le leader pro kurde Selahattin Demirtas a comparu pour la première fois mercredi devant un tribunal près d'Ankara dans le cadre de son principal procès pour activités "terroristes". Il est incarcéré depuis novembre 2016.

La première audience de ce procès, qui regroupe une trentaine de dossiers, s'était tenue le 7 décembre. Mais M. Demirtas avait refusé de comparaître par visioconférence comme l'avait ordonné la cour. "A ce jour, je n'ai pas eu la moindre indication que j'aurais droit à un procès juste", a déclaré M. Demirtas dans la salle d'audience mercredi, selon des tweets de sa formation politique, le Parti démocratique des peuples (HDP).

M. Demirtas, 44 ans, a été arrêté avec une dizaine d'autres députés du HDP le 4 novembre 2016, au moment où les purges lancées après le putsch manqué de juillet 2016 s'étendaient aux milieux pro-kurdes. Accusé notamment de diriger une "organisation terroriste", de "propagande terroriste" et d'"incitation à commettre des crimes", M. Demirtas, avocat de formation, risque jusqu'à 142 ans de prison.

Il a accusé mercredi le gouvernement d'avoir "diabolisé le HDP" pour pouvoir faire passer une réforme constitutionnelle accordant des pouvoirs étendus au président, adoptée par référendum en avril 2017, et à laquelle le parti pro-kurde était fermement opposé. "Que nous soyons en prison ou libres, nous continuerons de travailler pour la démocratisation de ce pays", a-t-il ajouté.

Pas autorisés à entrer

M. Demirtas codirigeait jusqu'à dimanche le HDP avec Serpil Kemalbay. Lors d'un congrès organisé dimanche, ils ont été remplacés à la tête du parti par Sezai Temelli et Pervin Buldan, qui étaient présents à l'audience mercredi.

"C'est un procès complètement politique (...), c'est pourquoi nous pensons que tant qu'une décision politique n'aura pas été prise, ces poursuites injustes ne s'arrêteront pas", à affirmé l'un des avocats de M. Demirtas, Bayram Arslan.

Des représentants de missions diplomatiques étrangères, dont l'ambassadeur allemand Martin Erdmann, n'ont pas été autorisés à assister à l'audience qui se tenait dans le complexe pénitentiaire de Sincan, près d'Ankara, a constaté une journaliste, qui n'a pas non plus été autorisée à entrer.

Opposants à Erdogan

Les autorités turques accusent le HDP d'être la vitrine politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée " terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Mais le parti a toujours rejeté ces allégations et affirme être visé en raison de son opposition énergique au président Erdogan.

Outre M. Demirtas, huit députés du parti sont actuellement incarcérés et sept ont été déchus de leur mandat de député, selon le HDP.

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ATS