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Nicolas Sarkozy a dévoilé dimanche soir à la télévision des mesures "choc" pour sortir de la crise, dont une hausse de la TVA et de la CSG. Il a, de plus, livré des signes clairs de son envie d'entrer dans la course à l'Elysée face au favori PS François Hollande.

S'il s'est refusé à entrer officiellement dans la course, il a clairement fait un pas de plus vers sa candidature, qu'il envisage d'annoncer en mars. "J'ai un rendez vous avec les Français, je ne me déroberai pas", a-t-il dit.

M. Sarkozy a tourné rapidement la page de la crise de la dette grecque, estimant qu'elle "s'apaise", et de la dégradation de la note financière de la France, pour se concentrer sur la bataille contre le chômage et la nécessité de doper la compétitivité des entreprises.

"Nous sommes exactement dans la trajectoire de réduction du déficit", s'est réjoui le président en pronostiquant que les déficits publics pour 2011 seraient ramenés à "5,4% et peut-être à 5,3", contre 5,7% prévus initialement.

Hausse de la TVA

Sans surprise, il a annoncé à partir du 1er octobre une hausse du seul taux normal de TVA de 1,6 point, qui passera de 19,6% à 21,2%, les taux réduits n'étant pas affectés. La Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus financiers sera relevée de deux points. Ces deux mesures doivent compenser une baisse de 13 milliards d'euros des charges patronales.

Avant même la confirmation présidentielle, cette réforme, qui va amputer le pouvoir d'achat, selon l'opposition, a suscité de nombreuses critiques à gauche.

Pour faire face à la crise du logement, Nicolas Sarkozy a indiqué que "toute maison" et "tout immeuble" pourront s'agrandir de jusqu'à 30% de sa superficie. "Ça va donner un travail formidable à toute l'industrie du bâtiment", s'est-il réjoui.

Pour doper l'apprentissage, il a promis de doubler les sanctions visant les entreprises de plus de 250 salariés qui n'ont pas "au moins 5% de jeunes en alternance". Autre promesse, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France adopterait "au mois d'août de cette année" une taxe sur les transactions financières de 0,1%.

ATS