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Les quatre candidats républicains désireux d'affronter Barack Obama à la présidentielle de novembre ont entamé jeudi soir un nouveau débat, qui a pris des allures de duel entre les deux favoris, Newt Gingrich et Mitt Romney. Cette rencontre est intervenue à cinq jours de la primaire organisée en Floride.

A Jacksonville, MM. Romney et Gingrich, se sont vivement opposés sur la question de l'immigration clandestine, tout en réitérant leurs attaques l'un envers l'autre. Tous les deux sont au coude-à-coude en Floride, un Etat indécis ("swing-state") dont la primaire républicaine pourrait orienter la suite du processus.

L'ancien président de la Chambre des représentants, fort de sa nette victoire en Caroline du Sud, conteste désormais la place de favori à l'ex-gouverneur du Massachusetts. Une victoire en Floride pourrait lui donner ce statut. M. Romney s'est notamment emporté contre les propos de M. Gingrich, qui l'avait précédemment accusé d'être "anti-immigrant".

"C'est inexcusable. Je ne suis pas anti-immigrant. Mon père est né au Mexique. La seule idée que je puisse être anti-immigrant est répugnante, n'utilisez pas un tel terme", a réagi Mitt Romney.

Newt Gingrich, dont le programme en matière d'immigration est plus modéré que celui de la plupart des autres républicains, a répété qu'il était selon lui impossible de reconduire à la frontière plusieurs millions de personnes, et qu'il était nécessaire d'autoriser ceux qui étaient présents depuis des décennies aux Etats-Unis à y rester.

Les deux hommes se sont ensuite déchirés sur leurs investissements respectifs, en liaison avec Freddie Mac et Fannie Mae, les deux régies immobilières publiques renflouées par l'Etat fédéral lors de la crise de 2008.

La Lune ou pas

"M. Gingrich a été payé par Freddie Mac pour faire sa promotion. Nous aurions préféré avoir quelqu'un qui appuie sur l'alarme plutôt que sur l'accélérateur", a dénoncé Mitt Romney.

Et alors que M. Gingrich l'attaquait pour avoir des investissements dans ces deux régies immobilières, M. Romney a embrayé: "Avez-vous vérifié vos investissements? Vous avez aussi des investissements dans Fannie Mae et Freddie Mac".

La Floride accueillant le centre spatial Kennedy, la question du programme spatial américain a également été abordée. Le soutien affirmé par M. Gingrich au projet d'une base permanente sur la Lune avant la fin de son deuxième mandat a offert à ses adversaires le moyen d'ironiser sur ses positions.

"Je ne pense pas que nous devions aller sur la Lune", a réagi l'élu du Texas Ron Paul. "Je pense que, peut-être, nous devrions y envoyer quelques responsables politiques."

ATS