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Brillants vainqueurs de Zoug 5-1 pour le 15e titre de leur histoire, les Bernois n'ont pas caché leur joie à l'heure de l'interview. La parole aux vainqueurs.

Dans les rangs des Ours, tous les joueurs ont livré la marchandise. De la première à la quatrième ligne en passant par le gardien, ce succès porte le sceau d'un groupe qui a dominé le championnat de A à Z. Le capitaine Martin Plüss ne pense pas différemment: "Comme l'an dernier, nous avions la meilleure équipe mais nous avons encore su progresser cette année. Pour moi c'est évidemment spécial de pouvoir m'en aller avec un titre. Mon avenir? Pour le moment je ne peux rien dire. On va d'abord fêter ça."

Moyen sur deux actions lors des actes III et IV, Leonardo Genoni a su redevenir ce mur infranchissable au meilleur moment. Presque parfait sur cette finale, l'ancien portier de Davos est l'un des facteurs décisifs de ce 15e titre: "J'ai appréhendé mon transfert à Berne comme un défi et il faut reconnaître que tout a parfaitement fonctionné. Tout le monde savait que l'on devait en faire davantage cette année que la saison passée pour conserver notre titre. Nous n'avons jamais abandonné et au final nous avons été récompensés."

Jobin et Reichert disent stop

Et puis il y a l'entraîneur Kari Jalonen, ce Finlandais qui ne sait sourire qu'à quinze secondes de la fin d'un sixième match où son équipe mène 5-1. Ce sphinx qui ferait passer le sauteur à ski Janne Ahonen pour Gad Elmaleh. "Je suis heureux à la fois pour moi et pour mon équipe, a raconté le coach. Ce n'était pas toujours simple pour eux parce que je prône un système et que je suis inflexible. On a mérité ce titre. Nous avons livré notre meilleure partie à l'extérieur et les joueurs se sont donnés comme jamais."

Hormis Martin Plüss dont l'avenir devrait se passer loin de Berne, David Jobin et Marc Reichert ont annoncé qu'ils mettaient un terme à leur très belle carrière. Jobin part sur un cinquième titre et Reichert sur un quatrième.

Des Zougois réalistes dans la défaite

Dans le camp des vaincus, un sentiment forcément amer mais aussi la présence d'esprit de reconnaître la valeur du champion. "Nous avons tout donné, lâche l'attaquant zougois Lino Martschini. Mais lors des deux derniers matches, nous n'avons tout simplement pas su faire assez bien les petites choses. Je ne sais pas trop quoi dire si ce n'est que Berne a mérité son titre."

Pour l'entraîneur zougois Harold Kreis, Berne a su frapper au bon moment: "Mon équipe n'est pas aussi mauvaise que celle qui a perdu les deux derniers matches. C'est juste que Berne a montré les muscles et profité de nos erreurs."

ATS

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