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Ces "campements illicites" présentent "des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", selon les autorités (photo symbolique).

KEYSTONE/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

Un peu plus de 1600 migrants ont été évacués mardi des campements insalubres où ils étaient installés porte de La Chapelle, dans le nord de Paris. La vaste opération dite de "mise à l'abri" a été lancée à l'aube.

Depuis plusieurs semaines, ces migrants avaient installé leurs tentes entre les multiples voies de circulation d'un important carrefour routier. Il s'agissait essentiellement d'Afghans, de Soudanais et d'Érythréens.

Ces "campements illicites" présentaient "des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", ont expliqué les autorités dans un communiqué. Ils s'étaient constitués aux abords du centre humanitaire pilote de La Chapelle, principal dispositif de transit en France depuis la destruction du camp de Grande-Synthe (Nord).

Au total "1609 personnes, dont 75 vulnérables" (femmes et mineurs isolés notamment), ont été prises en charge. Elles ont été orientées vers des structures d'hébergement, ont annoncé les autorités en fin de matinée.

"Je ne sais pas où, mais c'est bien"

Dès 5h30, une foule d'hommes s'est massée sur le terre-plein où dormaient des Soudanais. "Le gouvernement va nous emmener dans des maisons. Je ne sais pas où, mais c'est bien", a déclaré Saïd, en disant dormir dehors depuis un mois. "Certains, ça fait trois mois ou plus."

"Ils vont tous être pris en charge dans des centres" de la région parisienne "avec un examen de leur situation administrative dans les jours qui viennent et vont ensuite aller en Centres d'accueil et d'orientation", a expliqué la ministre du Logement Emmanuelle Cosse.

L'opération a mobilisé 350 policiers et une centaine de personnels de la ville de Paris et d'organisations humanitaires, notamment, selon les autorités.

Tensions communautaires

Le campement avait déjà été évacué le 9 mars, alors qu'il comptait 200 personnes environ. Les migrants avaient alors été provisoirement installés dans la bulle servant de sas d'accès au centre d'accueil, dans un climat de tensions communautaires.

Le centre humanitaire de La Chapelle, ouvert en novembre pour les exilés fraîchement arrivés à Paris, devait éviter la reconstitution de ces campements de rue insalubres. Il a permis d'héberger 10'000 personnes depuis son ouverture, selon Mme Cosse. Mais avec une capacité de 400 places, il sature, malgré la rotation rapide (moins de dix jours de présence prévue).

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ATS