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Des centaines de milliers de canards élevés à l'air libre vont être abattus dans le Sud-Ouest de la France (archives).

KEYSTONE/AP/BOB EDME

(sda-ats)

Des centaines de milliers de canards élevés à l'air libre vont être abattus dans le Sud-Ouest de la France à partir de jeudi. L'opération vise à endiguer l'épidémie de grippe aviaire, un rude coup pour la filière avicole.

La zone d'abattage comprend un million de palmipèdes "en parcours" prêt à gaver. Ils sont âgés de 3 à 13 semaines, exposés au passage des oiseaux sauvages qui transmettent le virus H5N8, et appelés à être transportés pour être gavés, a indiqué le ministère de l'Agriculture.

"Nous sommes face à une diffusion très large du virus qui est très agressif et très rapide", a indiqué un haut responsable du ministère, selon lequel "plus de 300'000 oiseaux" ont déjà été abattus dans le Sud-Ouest, mais jusqu'à présent uniquement dans des élevages infectés.

Tous les élevages situés dans un rayon de 10 km autour d'un foyer de grippe aviaire seront concernés par les abattages qui dureront jusqu'au 20 janvier, a précisé le ministère. L'opération touche 150 communes dans quatre départements, selon un document du ministère.

Des exemptions sont prévues pour les poules, les gallinacées, les canetons élevés en intérieur, les canards actuellement au gavage pour le foie gras. Les élevages qui assurent l'intégralité du cycle de production de la naissance à la conserve et respectent les règles de biosécurité sont aussi épargnés.

89 foyers de grippes aviaires

A ce jour, 89 foyers d'influenza aviaire au total ont été détectés dans des élevages, essentiellement dans le Sud-Ouest, où le taux de mortalité est monté jusqu'à 30%, et cinq foyers sur des oiseaux sauvages. De nombreux autres pays ont dû recourir à des abattages massifs pour endiguer l'épidémie, notamment la Corée du sud et le Japon.

Selon Bernard Lannes, président de la Confédération paysanne, deuxième syndicat agricole, les éleveurs qui vont être touchés par ces abattages ont besoin d'aide financière immédiate pour mener à bien les opérations de désinfection, vide sanitaire et de redémarrage. Des mesures de vide sanitaire ont déjà été appliquées au printemps 2016 dans 18 départements du Sud-Ouest.

Des pertes de 80 millions

Le coût des opérations sera pris en charge par l'Etat, a précisé le ministère. Quatre abattoirs ont été réquisitionnés. De même, les pertes liées à l'arrêt de la production pourront être indemnisées.

Le Cifog, qui représente les éleveurs et industriels de la filière foie gras, "craint des pertes considérables" de l'ordre de 75 à 80 millions d'euros (80 à 85 millions de francs) en comptant le coût de l'abattage et du vide sanitaire qui suivra.

La France est le premier pays producteur de foie gras. L'arrivée du virus H5N8 l'a empêchée de recouvrer son statut de "pays indemne", indispensable pour exporter hors d'Europe. Sa production a déjà fondu d'un quart en 2016, selon le Cifog.

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ATS