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Des centaines de personnes ont participé lundi à Berne et dans la région du lac de Constance à la traditionnelle Marche de Pâques organisée depuis plus de 40 ans par les mouvements pacifistes. Elles défilaient cette année "contre la violence économique et en faveur de matières premières pour vivre".

Ce sont environ 200 personnes qui se sont réunies à Berne, au bord de l'Aar, à la mi-journée et qui ont entrepris une marche le long de la rivière en direction du centre-ville. Le cortège s'est peu à peu agrandi et comptait quelque 400 à 500 participants à son arrivée sur la Münsterplatz, point final de la manifestation, selon un journaliste de l'ats.

Pour sa 10e édition, la Marche de Pâques a dénoncé "la violence présente aux endroits où sont extraites des matières premières, comme dans les mines d'or du Pérou, dans les mines de cuivre du Congo ou dans les exploitations d'uranium en Russie". "Des êtres humains y sont opprimés, exploités et chassés", ont souligné les organisateurs, dont la Déclaration de Berne, des ONG chrétiennes ainsi que le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

Population pas consultée

Une femme indigène du peuple des Wayuu en Colombie, Angélica Ortiz, a pris part à la manifestation afin de sensibiliser l'opinion aux conséquences négatives de l'expansion des activités minières. Elle a notamment évoqué le cas de la mine de Cerrejón où un détournement de fleuve est envisagé, mesure qui aurait des conséquences catastrophiques pour les Wayuu, "jamais consultés au sujet de ce vol de territoire".

Une marche pascale s'est également déroulée à Steinach (SG), sur les rives du Lac de Constance. Près de 250 manifestants ont exprimé leur opposition à la présence de l'OTAN en Afghanistan et aux entreprises suisses qui soutiennent cet engagement par leurs livraisons.

ATS