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Les marcheurs pour la science veulent réhabiliter la pensée scientifique, contestée dans un nombre croissant de pays pour des raisons politiques.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Comme dans de nombreuses autres villes à travers le monde, une Marche pour la science a été organisée à Genève, samedi. Pour les scientifiques, descendre dans la rue est inhabituel. Sur les bords du Léman, l'événement a pourtant réuni des centaines de personnes.

Les scientifiques doivent devenir des citoyens actifs, a lancé un des participants à la foule, juste avant le départ du cortège. Il a ajouté qu'il espérait que cette manifestation soit le début d'un grand mouvement de défense d'une science au service de tous et qui est seule à même de trouver des solutions aux problèmes du monde.

Inquiétudes

L'idée de Marches pour la science a été lancée par des chercheurs inquiets des attaques de plus en plus fréquentes menées contre la science et la pensée scientifique. Leurs craintes se sont encore accentuées avec le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump, qui a montré son scepticisme face au réchauffement climatique.

A Genève, le cortège était composé de gens de tous horizons et de tout âge, parlant de nombreuses langues, avec, néanmoins, une certaine prépondérance de l'anglais. Une fanfare accompagnait les marcheurs qui ont longé le quai des Eaux-Vives, ont fait une boucle au pied du Jet d'Eau, avant de revenir au Jardin Anglais.

Parmi les manifestants se trouvait l'ancien directeur général du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), le physicien allemand Rolf Heuer. Comme le reste des marcheurs, il est convaincu que la communauté scientifique doit sortir de son silence face aux dangers qui guettent.

Fermeture

La science est le seul moyen pour comprendre la nature et elle ne peut s'épanouir que dans une société ouverte, a déclaré à l'ats M.Heuer. Or, la tendance actuelle est plutôt à un repli sur soi, et pas seulement de l'autre côté de l'Atlantique. Le phénomène concerne également l'Europe, a-t-il ajouté.

Les manifestants ont voulu rappeler que la science profite à l'humanité, qu'elle est impartiale et indépendante des idées politiques, que le monde politique doit en tenir compte dans ses actions, que les citoyens ont un droit d'être informés des avancées scientifiques et enfin que la science affecte tout le monde.

"Nous n'avons pas de planète B", était le message écrit sur un panneau brandi par une manifestante. "In science we trust" (nous croyons en la science), avait peint sur une banderole un jeune chercheur, en clin d'oeil à la devise des Etats-Unis "In God we trust" (en Dieu nous croyons).

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ATS