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Quelque 180 familles auraient fui les villages du sud-est d'Idleb (image d'illustration).

KEYSTONE/EPA SANA/SANA HANDOUT

(sda-ats)

Des centaines de civils ont fui la province d'Idleb, ultime grand bastion insurgé de Syrie, pour trouver refuge dans des territoires plus au nord, a rapporté jeudi une ONG. Ils craignent un assaut du régime de Bachar al-Assad.

Depuis plusieurs semaines, le régime masse des renforts aux abords de la province d'Idleb (nord-ouest), frontalière de la Turquie et dominée par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS) mais où se trouvent aussi des rebelles. Entre mercredi soir et jeudi matin tôt, des habitants ont fui des villages du sud-est d'Idleb pour des territoires plus au nord dans la province voisine d'Alep, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Ils se dirigent vers l'ouest de la province d'Alep et vers la région d'Afrine", tout près de la frontière turque, a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Il a fait état de "près de 180 familles, soit environ un millier de personnes".

Ces départs interviennent alors que le sud-est d'Idleb a été la cible jeudi de frappes d'artillerie du régime, qui ont fait un mort et six blessés, selon l'OSDH. Un centre des Casques blancs, les secouristes en zones rebelles, a en outre été touché, ont annoncé ses occupants, précisant qu'ils allaient tous bien.

Mardi, ce sont 13 civils, dont six enfants, qui ont été tués dans des raids russes sur la province, selon l'OSDH. Moscou a assuré avoir mené des frappes contre des djihadistes, loin de zones résidentielles. L'aviation est un atout crucial du régime et de son allié russe dans leurs assauts pour reprendre les bastions rebelles et djihadistes au prix d'importantes pertes humaines et de destructions colossales.

Sommet crucial à Téhéran

En cas d'offensive sur la province d'Idleb, l'ONU et la communauté internationale craignent une catastrophe humanitaire d'une ampleur inédite, même à l'échelle d'un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350'000 morts. L'ONU craint notamment jusqu'à 800'000 déplacés.

"Manifestement le régime de Bachar al-Assad veut prendre Idleb militairement et nous mettons en garde tous les acteurs sur les risques de déflagration humanitaire que cela peut produire", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Il a par ailleurs réaffirmé la détermination de la France "à n'accepter aucune dérogation à la non prolifération chimique".

"Le monde regarde et les Etats-Unis regardent", a prévenu de son côté mercredi le président américain Donald Trump. Washington a convoqué vendredi une réunion du Conseil de sécurité, le jour même où se tient à Téhéran un sommet entre les présidents d'Iran et de Russie, alliés du régime syrien, et de Turquie, parrain des rebelles.

Ce sommet pourrait bien déterminer l'ampleur et le calendrier d'une éventuelle offensive contre Idleb. La Turquie, qui dit craindre un "massacre" et un nouvel afflux de réfugiés à sa frontière, a affirmé qu'elle allait tenter à Téhéran d'empêcher un assaut.

ONG inquiètes

En attendant les résultats du sommet de Téhéran, l'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura, a appelé à éviter "un bain de sang", alors que selon lui l'assaut pourrait être donné "autour du 10 septembre". ONG et organisations humanitaires ont elles tiré la sonnette d'alarme.

L'ONG Save The Children a mis en garde contre les "conséquences dévastatrices" d'une offensive. "Les enfants, qui devraient être en train de recevoir de l'aide pour leur bon rétablissement à Idleb, sont confrontés à de nouvelles frappes aériennes et des violences".

Quelque trois millions d'habitants vivent dans la province d'Idleb et dans les poches rebelles adjacentes, dont la moitié sont des déplacés, d'après l'ONU. Une victoire à Idleb serait hautement symbolique pour le pouvoir, qui avec l'appui militaire crucial de Moscou, a réussi à reprendre près des deux-tiers du pays.

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ATS